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23 Mar

Les chats noirs en Namibie: du Camp Gecko à Sesriem

Publié par Nancy  - Catégories :  #Namibie 2012

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Et bien ce matin ce sera pain perdu pour le petit dej' ! Je sais, c'est un peu trop classe pour le camping mais on trimbale des œufs depuis 2 jours sur de la « tôle ondulée » sans les avoir encore cassés, le lait risque d'avoir du mal à supporter les 35°C ambiants plus longtemps et le pain de mie complètement séché … Par contre, le manque de beurre se fait sentir dans le fond de la gamelle mais j'avoue avoir renoncé à utiliser la seule matière grasse en notre possession, à savoir … de l'huile d'olive ! Qu'à cela ne tienne, on frottera un peu plus fort pour faire la vaisselle mais en attendant on se régale.

Comme nous ne sommes pas trop pressés ce matin, nous partons à pied faire un petit tour du camp gecko, notamment les « tented camp » en contrebas. Malgré la chaleur qui commence à s'intaller (il est seulement 9hOO du matin) et la lumière déjà dure, nous tombons instantanément sous le charme des lieux, tout en savane africaine baignée par le bleu intense du ciel et le vert tendre des herbes. Les bungalow – tentes sont très bien étudiés, avec une terrasse en hauteur dominant le bush, une salle de bain à ciel ouvert, et pour certains un étage entièrement constitué d'un lit avec moustiquaire.

Le rêve africain dans toute sa splendeur... Nous modifions alors un peu nos plans, pour revenir passer ici notre dernière nuit avant de remonter sur Windhoek. En allant à l'accueil poser une réservation pour un des sites de camping situés en haut de la colline, nous admirons les couteaux faits main au camp gecko, malheureusement hors budget, et de toute façon bien trop beau pour oser être utilisés par des maladroits comme nous... Nous sympathisons avec Heidi (des suisses qui font des couteaux et en plus qui s'appellent « Heidi », franchement, ça ne s'invente pas...) qui nous parle de leur quotidien au camp Gecko et de leur amour de la Namibie, se heurtant pourtant aux conceptions du travail et de l'éducation des enfants bien différentes de nos standards européens...

 

Vers 1Oh, nous reprenons la route direction Sesriem, notre prochaine étape, non sans nous arrêter à Solitaire, où se trouve la fameuse boulangerie dont tout le monde parle sur internet ou dans le guide. Je dois dire qu'après un certains temps dans les coins isolés de Namibie , n'importe qu'elle boulangerie est synonyme pour un français d'eldorado culinaire, mais passé ce moment d'excitation à l'odeur de la pomme chaude et de la cannelle, nous ne nous sommes extasiés ni sur sur l'accueil (poli juste ce qu'il faut mais un peu blasé) ni sur la qualité des patisseries, strudel y compris (bon mais rien à avoir avec les commentaires dithyrambiques que nous avions lu...). Le plein d'eau et d'essence faits, nous prenons la direction de Sesriem, où nous craignons de trouver un camping surbooké, car nous n'avons pas réservé, même dans ce haut lieu touristique. Mais en Afrique, même quand c'est plein c'est pas vraiment plein, et quand c'est lucratif on trouve toujours un moyen de vous caser quelquepart ! On nous attribue alors un site fictif, au pied d'un bosquet d'acacia, et nous rigolons bien en réalisant que les sites secondaires  ou « overflow » étant déjà tous pleins, on en est aux « overflow d'overflow » à savoir un coin de brousse suffisamment à l'ombre pour mettre une tente et une table, sans point d'eau ni électricité. Peu importe, nous sommes ravis d'avoir trouvé une place, et le bloc sanitaire n'étant pas loin on peut faire la vaisselle et prendre une douche tout près. Par contre, le sol est jonché d'épines d'acacia longues de presque 2 cm, et Cyril s'applique à se les enfoncer tour à tour dans les pieds (ça transperce les tongues!) ou dans le crâne (rassurez vous, il a la tête dur -il est vendéen- donc ça n'a pas transpercé cette fois...). Cyril a peu près réparé, nous nous faisons un bon petit repas de melon, salade composé (mais, feta, poivon rouge, graines de courge et croutons épicés) et d'un fameux gâteau de Solitaire. Nous allons digérer tout ça dans la piscine du camping (je sais, une piscine dans le désert c'est indécent, mais ne pas nous y tremper nous exposait à une mort certaine par fusion et liquéfaction de nos pauvres corps …) jusqu'à ce qu'une bande de jeunes (et oui on ne s'inclue plus vraiment dans la catégorie « jeunes » surtout les bruyants qui jouent au ballon dans une piscine en buvant de la bière) investissent les lieux. Tant mieux, ça nous oblige à sortir de l'eau fraîche, ce qui demande une certaine force de caractère par cette chaleur !

Au programme de la fin d'après midi, le canyon de Sesriem puis la Elim Dune, mais on ne trouvera jamais le premier, ce qui nous fera reconcer à la 2 ème... Nous nous rabattons sur la dune 45, prévu initialement pour le lendemain matin, réputée pour sa taille et le point de vue depuis son sommet. Nous nous arrêtons pourtant à peine quelques minutes avant de repartir à la vue de hordes de touristes seniors déversés par des bus comme des colonnes de fourmis géantes à l'assaut d'un seul but : le sommet. Totalement « touristophobes » nous fuyons en modifions encore une fois nos plans et retournons à la dune 40 (à 5 km dans le sens inverse) qui nous a semblé ressembler étrangement à la couverture de notre Lonely Planet... Dommage, le temps de faire 1 /2 tour un groupe de photographes armés de trépieds est entrain d'investir les lieux et scotche 2h sur la même vue (du stage photo comme j'en ai horreur quoi) alors que je mitraille sous tous les angles pour tenter de saisir cette beauté titanesque mais subtile, immobile et pourtant mouvante, et d'une sensualité... Je dois jouer à cache cache derrière les arbres pour ne pas trop pourrir leurs photos (j'ai quand me un peu de respect pour les photographes en général) pendant que Cyril dégote une incroyable chenille genre « Pollux du manège enchanté » mais qui se serait fait des mèches roses et oranges !

Ma frénésie de photos assouvie, nous nous employons à grimper la dune en l'attaquant par son flanc gauche, très progressif, ce qui nous semble au début une riche idée. Pourtant nous déchantons vite : nous n'avons pas d'eau et l'air sec nous déshydrate malgré un semblant de fraicheur qui s'installe (il est 17h30 passé) et chaque pas dans le sable absorbe toute notre énergie...

Comme des automates, nous arrêtant tous les 10 pas (enfin surtout moi il faut bien l'avouer) et visant les petites touffes de végétations pour avoir un appui, nous finissons par gagner une ligne de crête intermédiaire d'où nous admirons la lumière du couchant sur une dune des environs. Nous redescendons à contre cœur vers la voiture, bien que fatigués et assoiffés, ce qui nous prend évidemment 4 fois moins de temps que notre modeste grimpette et, à notre grande surprise, ceux que nous avons baptisés « le gang des trépieds » est toujours là devant la dune, là où nous les avons quittés il y a plus d'une heure !

Nous admirons le coucher de soleil en engloutissant les maigres réserves en eau présentes dans la voiture et filons dard dard pour ne pas restés enfermés dans le parc dont les portes ferment bientôt (dans moins d'1h00 et nous sommes à 40km de l'entrée).

Dans la fraîcheur de la soirée, il y a de l'animation près de notre emplacement, puisqu'un groupe de jeunes et leur « overland truck » fêtent joyeusement leur voyage express en Namibie... Le temps d'avaler une bière fraîche et de finir les burgers de la veille, nous nous écrasons dans la tente à 22h alors que demain nous devons nous lever à 4h30...

 

Pour les photos : link ou http://www.photoshopshowcase.com/ViewFlashMedia.aspx?AID=370700&AT=3

 

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