Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 Feb

Les chats noirs en Namibie : de Walvis Bay au camp Gecko

Publié par Cyril et Nancy  - Catégories :  #Namibie 2012

_MG_0799.jpg

 

L'étape du jour est la traversée du Namib, pour lequel nous sommes censés prendre un permis, et faire des provisions, prendre de l'essence et surtout réussir à changer ces euros que nous trimbalons depuis le début ! A la sortie du supermarché, je donne un « panier repas » à un sdf mal en point que j'avais repéré à l'entrée : sa peau burinée me laisse penser qu'il est « colored » (métisse) et je suis bien surprise quand il me répond « danke » c'est à dire « merci » en allemand. Comme quoi, il y a aussi des namibiens blancs et pauvres en Namibie...

 

Nous raisonnons maintenant en vrais campeurs, et voyons les villes comme des étapes propres au ravitaillement, tout en évaluons le temps de trajet en fonction de la qualité des pistes. En effet sur certaines d'entre elles on avance même pas à 40km tellement la carrosserie vibre sur la tôle ondulée et sur certaines on fonce à 80, vitesse à laquelle je n'aurais pas cru un jour assimiblable à « foncer comme un bolide ». Comme quoi, tout est relatif...

 

En effet, la piste que nous choisissons (la plus au sud, juste à la sortie de walvis bay) n'a pas l'air bien fréquentée, et est en piteux état. Nous passons même par une « route privée » assortie d'un panneau sens interdit, que nous dépassons sans beaucoup de remords vu les 20 bornes de pistes pourries que nous venons d'avaler et aucune envie de faire demi- tour. De toute façon, à part un bulldozer et qq ânes, nous avons vraisemblablement pas dérangé grand monde ! Pendant 90 km, nous longeons les dunes dans lesquels nous sommes allées hier en 4x4 (enfin, leur cousine probablement) et qui deviennent de plus en plus rouges à mesure que nous progressons. Grâce à l'humidité du brouillard formée par la rencontre du vent chaud et du courant froid du benguela, une bande de désert située derrière les dunes verdit de petits buissons et d'arbres qui trouvent par là une source d'eau inespérée.

 

Nous pique niquons à Homeb, qui se situe au pied des dernières dunes de nôtre parcours, et après un passage éclair par un mini canyon invisible qq minutes plus tôt : ici le paysage change tout le temps et très vite (tous les 50km environ, parfois beaucoup moins). Sur place, un troupeau de brebis (à laine courte, désert oblige) ne cesse de passer et de repasser, les dernières bêlant de façon angoissée pour localiser leurs congénères avant de les rejoindre en courant, et cherchant des herbes dans le sable du lit de la rivière. La vétérinaire reprend le pas sur la voyageuse et je ne peux m'empêcher de penser que ces brebis dépensent plus d'énergie qu'elles n'en consomment, à courir comme ça dans la chaleur, et donc que : une brebis c'est vraiment trop con...

 

Nous repartons dans la chaleur à l'assaut des pistes et poursuivons au milieu de km de « rien », mais attention un magnifique « rien »... Tantôt gris cendre, tantôt pastel, tantôt herbacé, tantôt rocailleux. Nous croisons bien qq animaux de temps à autre mais la beauté réside essentiellement dans ce désert toujours présent  mais toujours changeant, sans un village, sans une clôture ou un poteau électrique. Difficile à raconter, difficile à photographier mais une ambiance inoubliable, rythmée par le bruit du vent dans les fenêtres et des roues sur la piste.

Nous passons le col de Kuiseb pour sortir du park, où le passage évoque encore une fois un canyon miniature, et la route se fait de plus en plus belle à mesure que nous nous approchons de Solitaire : dunes oranges végétalisées, bush pastel dans la lumière de fin de journée... Quelques oryx et springboks nous offrent sans le savoir un magnifique premier plan pour les photos et les 30 derniers km de piste sont un régal pour les yeux, dans cette lumière dorée qui sublime les paysages.

 

Nous arrivons au camp gecko toujours sans réservation, et suivis de près par un groupe de 4 réunionnaises que nous avons déjà croisée au « camp xaragu » et lors de l'excursion à « sandwich harbour ». La Namibie est un grand pays désert, et pourtant nous ne faisons que croiser les même personnes ! Les emplacements de camping en haut de la colline sont déjà pris, mais il reste de la place au « orange camp » et nous pouvons profiter de la vue depuis le haut de la colline derrière pour le coucher de soleil. Nous tombons sous le charme instantanément car la vue sur la savane, avec les montagnes en arrière plan, est époustouflante. L'argument « de vente » du site internet qui est « the real out of africa experience » n'est pas mensonger ! Nous savourons comme il se doit notre désormais incontournable « sundowner » jusqu'au coucher du soleil, avant de lancer le repas du soir, à savoir des hamburger à la façon namibienne (comprendre : avec ce que nous avons en stock!) : viande hachée aromatisé aux épices pour « braaï », oignons, cornichons, moutarde, poivron rouge et cheddar ! Je me régale mais Cyril, qui a assouvi sa passion pour les noix de cajou à l'apéro, n'a plus très faim...

 

photos : cliquez sur la petite fleche en haut à droite pour faire défiler le diaporama ou double cliquez sur la tte première photo

http://www.photoshopshowcase.com/ViewFlashMedia.aspx?AID=369485&AT=3

ou link

Commenter cet article

Archives

À propos

blog de voyage et de notre vie à la Réunion