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23 Mar

Les chats noirs en Namibie : du Nauflukt au Camp Gecko

Publié par Nancy  - Catégories :  #Namibie 2012

nl 20121115 namibie 0583

 

Pourtant couchés à seulement 21h hier soir, nous nous réveillons à 7h soit 10h plus tard... Et nous qui devions nous lever très tôt pour ne pas randonner en pleine chaleur... Tant pis, c'est quand même les vacances, et puis hier on s'est déjà levé à 4h30 ! Alors que je range la voiture, pendant que Cyril prend sa douche, notre seul voisin de camping vient me prévenir qu'un gros babouin rôde dans les parages et qu'il faudrait mieux que je ferme me portes avant, ce que je fais sans vraiment craindre de vol de nourriture car tout est rangé dans un sac. Pourtant, qq minutes plus tard, j'ai à peine quitté l'arrière de  la voiture pour aller récupérer qqch dans l'habitacle, que je me trouve nez à nez avec un énorme babouin de 70kg entrain de fouiller dans le coffre ! Sans réfléchir, je produit un cri puissant et rauque (je ne savais même pas que j'étais capable d'un tel son!), et il saute au pied de la voiture aussi effrayé que moi, en laissant derrière lui des crottes un peu partout, mais un deuxième « aboiement » est nécessaire à le faire déguerpir définitivement. En contre haut du camping nous apercevons le groupe de babouin qui traine à la recherche d'un autre larcin à commettre...

Remise de mes émotions, nous attaquons l' « olive trail » vers 8h40 alors que la chaleur est déjà bien présente et forcément nous commençons par une longue grimpette sous le regard inquiet de qq zèbres qui « klaxonnent » à notre approche. La vue sur les montagnes environnante récompense rapidement nos efforts, et nous nous tenons aux recommandations du ranger quant au balisage à respecter, sous peine de se perdre très rapidement. Un peu plus loin, nous descendons un bonne partie de ce que nous venons de monter péniblement (on se croirait à mafate!) pour rejoindre le lit d'une rivière à sec, qui se transforme en interminable pierrier, où je ne manque pas de me tordre une cheville, heureusement sans trop de gravité. Que mon bâton de marche me manque... Le paysage change, et de belles plantes adaptées au désert rocailleux apparaissent à flanc de parois (cactus, "quivertree"...). Le passage à flanc de paroi dont nous avait parlé le ranger est plus impressionnant que prévu et ne donne pas droit à l'erreur, puisqu'il y a un bassin verdâtre dans le fond, à la chute promet une baignade non désirée et la mort assurée de mon appareil photo... Cyril se lance, pas très à l'aise, et moi je panique carrément pendant qq instants. Cyril s'en sort bien, même si il a choisi le passage le plus difficile, et vient m'aider depuis l'autre côté : ouf ! Quelques minutes plus tard, nous faisons fuir quelques damans surpris par notre passage, puis de nombreuses grenouilles et leur formes intermédiaires dans des bassins verdâtres alimentés par une source permanente. Le ranger s'est bien moqué de nous quand il nous a dit d'emmener nos maillots de bain pour nous baigner !

Nous arrivons à la voiture à l'heure du déjeuner et mangeons de bon appétit des sandwichs pourtant basiques : pain/moutarde/salami et œufs durs, agrémentés de qq chips de légumes.

 

  2h plus tard, nous sommes de retour au "gecko camp", après une brève pause ravitaillement à Solitaire où, après ce bain de silence et de nature, nous supportons assez mal la musique « boum  boum » du bar et les cars déversant ses touristes sur le parking... Nous achetons une boîte de thon et une boite tomates/oignons, histoire de faire une nouvelle variation des pâtes à la tomate ! Nos provisions d'ail et d'oignons faites à windhoek nous aurons bien servis, ainsi que le citron qui transforme, avec un peu de sucre de canne de chez nous, agréablement l'eau chaude en « potion magique » de randonnée...

 

Bien que regrettant un instant de revenir sur nos pas au lieu de découvrir un nouvel endroit, nous tombons immédiatement amoureux de « l'eagle camp » du camp Gecko, à la hauteur de ce que nous avait laissé imaginé Heidi. J'investis assez rapidement la piscine en contre bas, très « habitée » car non traitée : on dirait le « pond » (=petit étang) de chez mon amie Gloria en Californie ! Il fait chaud, l'eau est bonne, et je dépasse rapidement la réticence naturelle que m'inspire le bassin. De l'eau dans le désert et c'est toute de suite un écosystème qui se forme : d'étranges mini scarabées nagent à la surface mais fuient en rang serré à mon approche, des oiseaux (des républicains sociaux je crois) font des vol en piqué pour les attraper en passant parfois à qq cm au dessus de ma tête, des petites libellules rouges se confondent avec de espèces de guêpes de la même couleur mais moins agressives que celles de chez nous.

 

Je retrouve Cyril qui bouquine face à la savane entourée de montagnes et prendre ma douche dans la salle de bain à ciel ouvert qui donne sur la même vue. Pas de voisin, donc intimité totale ! Il fait tellement chaud que l'eau est naturellement très chaude (même pour moi la frileuse) sans même avoir à utiliser le « donkey » (système de chauffage de l'eau au bois). Pas contre le vent qui s'engouffre laisser imaginer une douche inimaginable en hiver ! Un peu plus tard, après l'incontournable « sundowner », notre dernier du séjour, je profite même du coucher du soleil depuis les toilettes : faire « popo » avec cette vue, c'est le luxe !

 

Quelques photos et au lit : nous avons fait du sport, et nous coups de soleil de la veille nous brûlent de partout, alors que le tube de BIAFINE est lui aussi en bout de course...

 

pour les photos : link ou http://www.photoshopshowcase.com/ViewFlashMedia.aspx?AID=370702&AT=3

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