Impressions d'Afrique du Sud 1: la culture du camping et du Braai
Et oui, l'avantage de camper dans les parcs Sud africains c'est d'économiser de l'argent, de se sentir un peu plus proche de la nature sauvage (les hurlements nocturnes des chacals et
des hyènes aident sans conteste) et surtout de pouvoir observer la vie des autres gens relativement discrètement...
Et bien quelle n'a pas été notre surprise de réaliser que là bas le must du camping c'est d'oublier qu'on campe! En effet, lors de 2 ème semaine du voyage où j'étais seule avec Cyril, avec notre
mini tente quechua, notre mini lampe décath et notre popotte montée sur butagaz, à dîner debout dans les sites dédiés à la cuisine nous faisions figure d'indigents...
Je m'explique, si le campeur français s'enorgueuillit de se contenter de peu, le campeur sud af s'applique à retrouver tout le confort de sa maison : évier portatif (alors que les campings sont
super bien équipés), séchoir à torchons (et oui, on va quand même pas partir camper avec moins de 10 torchons ou utiliser un vulgaire fil pour les étendre!), séchoir à linge (et oui on va quand
même pas utiliser celui des torchons...), table et chaises AVEC porte gobelets (bon j'avoue en fait c'est super pratique pour éviter de shouter dans son verre mais au debut j'ai mis la main dans
mon verre en me reposant sur l'accoudoir...), butagaz géant (qui peut m^me servir de lampadaire!), cocotte en fonte, et MUST du MUST : la télé avec la parabole!!!!!!!! 'est vrai, pourquoi se
faire bercer par les grognements des hippos ou les rugissements des lions quand on peut regarder un bon vieux soap à la télé... Bon, la moyenne d'âge étant située entre 60 et 80 ans (ça m'a
rappelé "oldland "à Royan, n'est ce pas les filles) j'imagine que ça jouait un peu car à un certain âge j'imagine qu'on aspire à un peu plus de confort mais bon quand même. j'en oublie
évidemment, comme les lits gonflables avec sommier incorporé, le tapis pour pas salir ses pieds pieds en sortant de la tente (voir en sortant de la caravane), le paravent-paracurieux tout
autour de l'emplacement de camping et, surtout, l'incontournable "machine-à-garder-tout-le-temps-de-l'eau-bouillante-pour-ceux-qui-voudraient-se-faire-un-thé" : sacrés sud af, l'influence
britannique a été suffisamment importante pour que personne à part nous ne voit le gaspillage énergétique d'une telle invention... d'autant plus qu'à part nous pas grand monde ne l'utilisait,
sauf de temps en temps pour remplir la bouilloire électrique (si-si!) histoire de la rendre encore plus bouillante!
Ceci m'offre une transition parfaite vers la politique d'économie de l'eau et de l'énergie dans les campings sud af : dans le désert sei-aride du Kalahari (un endroit magnifique dont on vous
reparlera), on entretien des points d'eau artificiels pour que les animaux ne meurent pas de soif en période de grande sécheresse (étant donné que les clotûres du parc les empêchent de migrer)
avec de couteuses éoliennes ou panneaux solaires (en partie financés, ironie du sort, par l'amicale des chasseurs...) et on met des petites affchettes dans les sanitaires pour rappeler auxusagers
d'économiser l'eau qui est une denrée rare dans le désert. Jusque là c'est plutôt bien sauf que dans ces mêmes sanitaires il ya des ... BAIGNOIRES!!!!! Sans parler des gens qui
lavaient leur duvet ou leur 10 (oui-oui 10) brosses à cheveux à grande eau. Moi je ne m'en suis toujours pas remise...
D'ailleurs une des mea ctivités favorites dans le camping était d'observer les manies des femmes dans les sanitaires : tous les jours je retrouvais Cyril en disant : tu sais pas ce que je viens
de voir dans les toilettes...? Quelques exemples: une femme d'âge avancée qui faisait un bruit aussi intense qu'incompréhensible en prenant sa douche, une femme qui emmenait son propre tapis de
bain en plastique pour metre ses pieds à la sortie de la douche, toutes les femmes qui se faisait consciensement leur brusing ou déambulaient avec leurs bigoudis sur la tête, les longues sénace
d'étalage de fond de teint... Bref, moi qui pensait que quand on campait au moins on avait pas à se soucier de son apparence car les conditions de confort étant réduites tout le monde faisait a
minima!Une dernière chose, quand même une trouvaille géniale : la tente sur le toit de la vouiture: repliage rapide, protection contre les animaux sauvages et isolation du sol (utile quand il
fait très froid).
Maintenant le "braai"( prononcer braï), plus connu par nous autres français sous le nom de "barbecue"; Je n'ai sais pas si c'est de l'odre de la tradition culinaire fortement ancrée ou si c'est
une véritable religion mais pas un prospectus ou site internet ne présentera son camping/hotel/auberge de jeunesse sans spécifier la présence d'un braai et pas un camper n'osera se faire à dîner
sans utiliser son braai. Je suis un peu médisante mais laissez moi m'expliquer : 1) je ne suis pas une grande fan de viande 2) pour moi le BBQ est associé aux soirées d'été ou à un pique nique
sur la plage 3) les grillades c'est bon avec des crudités. Alors forcément quand il fait 0°C degré (ce qui était le cas dans le Kahalari le soir) et qu'on doit attendre 3h avant de
manger une salde bien froide après une journée exténuante, j'avoue que je me prend à rêver plutôt d'une grosse tartiflette! Mais je ne regrette en aucun cas nos soiréés braai dans le Kalahari car
nous étions avec Florence, Mark et Stéphane et le côté convivial n'aurait probalement pas été le même sans braai...
Voici qq photos pour illustrer mes propos:
Les sud afs




nous (enfin version sans abris dans la première!)

