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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 12:30

Oui, je sais, le titre du post est très accrocheur et tout de suite vous vous dites : elle en rajoute un peu là non?

Et bien pas vraiment, en fait, sauf si on considère que le feu était plutôt un gigantesque tapis de braises...

 

Tout a commencé le dimanche du premier tour de l'élection actuellement en cours, où miraculeusement à 10h du matin je n'étais plus au lit. En fait le miracle tenait surtout du fait que nous avions des amis à déjeuner, et que nous étions à fond dans les préparatifs du repas... Bref, une dame m'a envoyé un texto en se présentant comme une amie de ma mère, rencontrée il y a peu en métropole à l'occasion d'un baptême. Elle nous invitait donc par texto à venir voir une "marche sur le feu" (célébration tamoule bien connue sur notre île mais à laquelle il faut être invité pour pouvoir y assister) le soir même. Bien que depuis 5 ans à la réunion, nous n'avions jamais eu l'occasion d'y aller, suite à une occasion ratée à terre sainte (il s'était mis à pleuvoir, ce qui est légèrement problématique quand on veut marcher sur le feu...) et à une autre invitation mais aux aurores un dimanche à l'autre bout de l'île (invitation , vous l'imaginez, poliment refusée!). Cette fois ci, bien que de dernière minute, l'occasion semblait être la bonne, surtout que je ne travaille pas le lundi. Enfin moitié bonne, car Cyril, fatigué en fin de journée et lui bel bien de retour au taf le lundi, a déclaré forfait.

Je décolle donc vers 18h, mon devoir de citoyenne dûment accompli, direction "ligne paradis" (près de St Pierre). 

Commence alors une soirée légèrement surréaliste : je suis censée retrouver  une personne que je n'ai jamais vu de ma vie, mais qui au téléphone m'explique être déjà dans le temple et à un endroit qu'elle ne peut quitter, et qui m'envoie son mari (que je ne connais bien évidemment pas non plus) qui "va essayer de me retrouver". J'attends alors un moment, et il s'avère que le monsieur qui parlait au téléphone depuis 10 bonnes minutes à quelques mêtres de moi s'approche, sans se présenter et me dit qu'il va attendre que le char arrive pour me faire rentrer dans le temple, en me faufilant derrière. J'imagine que c'est la personne qui est censée venir me chercher mais je me vois mal lui demander "vous êtes bien le mari de la dame que je ne connais pas mais qui connait ma mère qu'elle a rencontré à un baptême il y a 1 mois?"...

Finalement la dame me rappelle en me disant d'essayer de rentrer quand même en parlant à la personne qui garde l'entrée du temple en lui précisant que "je viens voir la voisine, qui est dans la tribune à droite et qui dit qu'il y a encore des places de libres à côté d'elle". Je me demande si c'est un message codé, genre pour rentrer dans un bar à chicago dans les années 30, et réprime un fou rire. De son côté, le mari me dit que, non non, il vaut mieux attendre l'arrivée du char (les pélerins arrivent toujours avec un char décoré à l'effigie d'une divinité tamoule)... 

Finalement, alors que je regarde distraitement des jeunes réunionnais escalader un toit situé en face de nous, le mari me dit "vous pouvez monter là haut si vous voulez, c'est autorisé lors de marche sur le feu". J'hésite une seconde, lui demande si je verrai mieux de là haut, et comme il répond par l"affirmative je lui laisse mes tongs et entreprends pieds nus l'escalade du toit en tôle, humide et un rien glissant. Arrivée en haut, je m'installe à distance raisonnable du bord et constate : 1) que j'ai une vue imprenable de là-haut 2) que je suis la seule femme parmi une bonne 30aine de jeunes hommes, tous créoles (ce qui ne m'effraie aucunement, mais me fait prendre conscience que je suis différente, que je suis un peu hors des sentiers battus).

Commence alors une attente interminable, le temps de préparer la cérémonie (arrosage régulier du brasier pour le refroidir, répartition des braises avec de gigantestque bambous, balayage des bords, installations de feuilles et de pétales de fleurs...) et je plains alors les spectateurs en contre bas car il fait une chaleur étouffante à 10m du sol, alors plus près du brasier la chaleur doit être insoutenable). Comme je suis montée sans sac à main, je n'ai rien pour m'occuper à part, comme tous les gens autour de moi, mon téléphone portable et l'observation des gens autour. L'ambiance est particulière, comme un flottement intemporel, dans une foule ni amicale ni hostile, chacun un peu perdu dans ses pensées ou à des conversations sans intérêt.

Finalement, le brasier a atteint une température acceptable, et les chars arrivent, au son des "ravan" (tambours plats portés en bandoulière), entourés de pélerins aux tenues colorées, de de chants et de danses. Différents rituels sont accomplis, notamment aux quatres coins du brasier, qui me rappelle ceux auxquels nous avions assistés à Maurice lors du Mahashivatree : encens, lait, noix de cocos, fleurs...

Dernier rituel, que je craignais un peu dès qu'ils ont amené l'animal affolé, le sacrifice du bouc. Que ce soient dans les cérémonies tamouls ou malbars, le sacrifice du bouc est un élément central, et explique en partie l'élevage de cabris à la Réunion. Les plus beaux boucs (100 kg et plus) peuvent se vendre plusieurs milliers d'euros avant une grande cérémonie. Et bien, je n'irai pas jusqu' à dire que je suis pour le sacrifice rituel des animaux, mais j'avoue que celà s'est fait très discrètement et que le bouc n'a probalement eu le temps de souffrir, vu la précision et la rapidité du coup de sabre qu'il a reçu. Je ne rentrerai pas dans les détails pour préserver les ames sensibles, mais j'étais bluffée par la rapidité de la chose.

Une dizaine de pélerins (des hommes uniquement), "mis en condition" depuis plusieures heures par des rituels que j'ignore, se sont succédés pour taverser en marchant cette énorme tapis de braises à peine recouvertes d'une fine couche de cendres, tous avec dignité, mes certains avec une lenteur qui pouvaient faire douter de la chaleur des braises; Pourtant, vu l'empressement de certains jeter leurs pieds dans la fosse pleine d'eau située à l'extrémité terminale, et la chaleur qui se dégageait encore du brasier, je pense que c'était vraiment très chaud!

La cérémonie s'est terminée peu après, des femmes, se déplaçant tout autour du brasier, se couchant pour embrasser et caresser le sol avec des branches puis se relevant. Dernières offrandes, derniers chants et danses, congratuations mutuelles et liesse générale.

 

La redescente du toit a été plus périlleuse que la montée, d'autant plus qu'il fallait éviter un cordon de fils éléctriques au dessus de notre tête, et que la tôle était humide. mais avec un peu d'adresse et un petit coup de pouce d'un gentil monsieur, tout se passa sans encombres. 

 

J'ai fini la soirée chez les amis de ma maman, autour d'un dîner convivial. J'ai passé une soirée formidable grâce à la gentillesse d'une famille créole, que je remercie infiniment.

 

Par contre, il faudra vous contenter de faire travailler votre imagination pour ressentir la chaleur et le bruit, la joie et le recueillement, les chants et les tambours, car vu l'heure tardive et ma situation précaire, je n'ai pas de photos à vous montrer...

 

 

 

Par Nancy
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 15:30

j'avoue que j'ai toujours été un peu dubitative quand aux "programmes fidélité" qu'on vous propose sans cesse et partout : à part un appareil à raclette obtenu avec des points hyper u quand j'habitais en Bretagne, je perds consciensieusement toutes les cartes fidélité leader price qu'on me donne, et de toute façon je n'ai absolument aucune idée de comment utiliser les points accumulés... Quand j'y pense, l'appareil à raclette religieusement gardé dans une cave pendant 4 ans et acheminé par conteneur à la réunion, a fait disjoncté toute notre installation électrique à la première utilisation, l'hiver dernier, entouré de nos amis super contents de manger une raclette... Quand aux cadeaux de la société générale, à part la bouilloire électrique qui miraculeusement fonctionne toujours, la balance électrique a résisté aux cafards réunionnais ... 1 semaine! Et je ne parle pas de ma carte capricorne d'air austral sensée m'octroyer 5kg de bagages supplémentaires, catégoriquement refusée par la compagnie Quantas qui opérait le vol d'air austral vers l'australie, et qui m'a couté plus de 50 euros de surcharge bagages!

Bref, quand Cyril m'a dit que nos points fidélité Air Austral valaient double en ce moment, j'ai cherché où était l'arnaque...

pourtant, après avoir retourné ça dans tous les sens, il s'est avéré qu'effectivement nous pouvions prendre des billets avec nos "miles" accumulées ces dernières années!

On a donc chosi, le plus loin et le plus "cher", et accessoirement un endroit qui nous plaisait! Et comme il n'y aps non plus 150 possibilités non plus depuis la réunion, nous nous sommes décidés pour la nouvelle calédonie!

J'en entends déjà certains nous jalouser à mort, mais si ça peut vous remonter le moral : 

1) on doit quand même payer les taxes (comprendre "le carburant") qui s'élèvent à 400 euros par personne

2) là bas ce sera l'hiver en juin, comme ici, et frileux comme nous sommes, il y a peu de chance qu'on se baigne dans une eau à 22°C (ou peut être avec une combinaison en néoprène à la rigueur, mais tout de suite ça fait moins paradis tropical...)

3) vu le prix et la qualité de l'hébergement sur place, on va prbablement pas mal camper, et il semble que l'eau chaude soit rare dans les campings.

4) on y va plutôt pour randonner, monter à cheval (moi), s'initier au kite surf (cyril), faire du kayak/pirogue et découvrir la culture locale que pour bronzer les doigts en éventail sur des plages paradisiaques (ce qui n'est pas sans charme par aileurs, je vous l'accorde...).

Finalement, la fidélité, ça peut payer ...

 

Par Cyril et Nancy
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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 11:41

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oui, je sais, j'aurais du publier ça depuis longtemps, et j'entends déjà certains dire qu'ils en veulent encore plus...

Mais entre le prêt bancaire qui s'éternise, les réorganisations diverses de la clinique pour cause de concurrence (plus ou moins déloyale d'ailleurs), un ordi qui rame, et les 1300 photos du voyage à trier/retoucher/organiser, je commençais moi même à désespérer de vous montrer tout ça un jour.

Voici donc un album en ligne, en noir et blanc (à la manière du photographe Nick Brandt, pour ceux qui connaissent) pour vous faire rêver un peu. Comme le noir et blanc c'est très esthétique, mais que ça donne un côté pas toujours très gai, j'essayerai de faire un autre album couleur (dur dur la sélection sur les 624 photos restantes!).

 

Quelques petites impressions de voyage en prime, des choses qui m'ont marqué (un peu pêle mêle, désolée, des vrais récits sont trop chronophages pour le moment) : 

 

- les chaussettes spéciales pour porter dans les tongs, avec une place spéciale pour la bride qui passe entre les doigts de pieds

- les casques de moto vietnamiens, tous décorés pour motiver les gens à les porter. Les designs sont éclectiques, en passant de hello kitty au faux chapeau colonial...

- les bruits incessants et assourdissants de klaxons de tous les véhicules (surtout des 2 roues), en permanence dans toutes les rues de toutes les villes vietnamiennes visitées, et en particulier Ho chi min

- les manifiques fleurs et boutons de lotus contrastant avec la partie contenant les graines, ressemblant à s'y méprendre à une pomme de douche, une fois les pétales tombés!

- les phrases qu'on ne supportaient déjà plus au bout de 2 jours, car incessantes dès qu'on sortait de l'hôtel : "tuk tuk sir?", " hello sir/ miss!", "you need something sir/miss?"

- 3km à 3 sur un  scooter totalement inoubiables car totalement déraisonnables : Le chauffeur tenant 2 de nos sacs entre ses jambes puis Cyril portant sur une épaule un sac à dos de 30L puis moi accrochée à cyril et au chauffeur avec mon sac de 50l sur le dos. Je n'avais qu'une peur, que le chauffeur démarre trop vite au feu rouge et , qu'entrainée par mon sac à dos,  je finisse les fesses sur le bitume au milieu d'un traffic dantesque!

- les gens qui mangent partout et tout le temps, et les hommes qui se retrouvent entre eux le matin sur le trottoir, à siroter leur café sur des sièges pour enfants

-les chargements extravagants à l'arrières des motos, notamment des cochons, morts, de 90 kg chacun, sur le dos et les pattes en l'air!

- traverser la rue en suivant un moine en se disant "ils ne vont pas écraser un moine quand même, ça doit être sacré ici les moines", et réaliser que même le moine accélère franchement l'allure au beau milieu de la route

- craindre pour sa vie à chaque fois qu'on traverse (en souhaitant ne devoir aller à l'hopital local sous aucun prétexte)

-les supers petits dej' du cambodge, à siroter des smoothies loin de l'agitation de la ville et de la chaleur étouffante

-les grands moments de solitude, en pleine campagne cambodgienne, à essayer de savoir si les panneaux, écrits en khmer, sont des publicités ou des indications du chemin à suivre!

-les innombrables (et agaçantes) arnaques au vietnam

-les chauffeurs de bus qui slaloment entre les voitures, en klaxonnant les motos et les vélos tout en téléphonant (lesquels téléphones sonnent à une fréquence dépassant l'entendement, avec une durée d'appel frisant les 10 secondes de moyenne).

-les chats et des chiens plus ou moins errants, bien plus dodus qu'à la réunion (allez comprendre)

-la carte du resto/café Le Gecko à Battambang, présentant tous les membres du personnels (tous issus de familles en difficulté) et invitant à les rencontrer, tout en offrant la possibilité de donner un pourboire personalisé au serveur et au cuisinier

-le génial cours de cuisine dans la cuisine familiale de Nary Kitchen, à s'user les muscles avec le mortier pour préparer la pâte de curry

- l'anachronisme des moines totalement inclus dans la vie moderne (téléphone portable, ordinateur portable...) mais tous habillés avec la même "toge" orange et un petit sac de tissu à grosse bandoulière

- ce gentil moine renconté à battambang qui voulait discuter avec tous les touristes de passage pour pratiquer son anglais

- les odeurs du mékong : l'impression de baigner dans le nuoc mam dès le petit déjeuner...

-les pancakes de la Goldie Guesth house, cuits dans la même poêle que leur poisson...

- les délicieux "ban bao" ou petites brioches vapeurs sucrées-salées et les coquillages marinés et épicés vendus sur le bord des routes dans de grandes "brouettes" (nous ne nous sommes pas risqués aux seconds)

-la vie trépidante des cambodgiens, le soir, aux abords du mékong et du tonlé sap : cours d'érobics, vieillards qui discutent et rigolent (quand ils ne marchent pas en faisant des mouvements de bras un peu bizarres), jeunes hommes jouant des heures en cercle avec des petites balles ou des " volants"...

-les mariages khmers très colorés et surtout TRES bruyants (mauvaise sono à fond) dès l'aube

-les vieux blancs accompagnés de jeunes asiatiques...

-les vidéos dans les bus longue distance, alternant karaoké khmer à 80dB et films chinois d'arts martiaux (nuls, ça va sans dire)

-les milliers de personnes (version migration des gnous tanzaniens ou invasion de sauterelles dans l'égypte ancienne), se déversant de gigantesques bus à 5h30 du matin, au pied d'Angkor Wat, pour aller voir le lever de soleil. Alors que nous ne voulions pas y assister, notre guide à pourtant décidé que ça faisait partie du programme incontournable pour des touristes, et est parti finir sa nuit dans son tuk tuk. Et bien allez retrouver un cambodgien roulé en boule dans son tuk tuk au milieu d'un parking rempli d'autres cambodgiens roulés en boule dans leur tuk tuk, avant le lever du soleil...

- les messages subliminaux d'un guide vietnamien, au cours d'une visite touristique à l'extrème : "now you finish, you buy, and we can go" !

- les délicieux ramboutans, fruits tout poilus de la famille du litchi, au nom local rigolo de "chom - chom"

- l'incontournable "pause plomberie" dans notre chambre à Siem reap, où il y avait toujours un truc qui n'allait pas : pas d'eau chaude, fuite, chasse d'eau qui coule...)

- le premier jour à Bangkok, où nous n'avons réussi qu'à avaler une seule chose en raison de la chaleur : du thé glacé!

-nos errances à vélo dans la ville tentaculaire de Can Tho, au vietnam, à chercher la campagne, supposée être à 2 pas de la ville selon le guide de voyage... Nous sommes rentrés bredouilles, épuisés, et courbaturés.

- l'absence totale de bon goût vestimentaire des cambodgiennes et vietnamiennes (ou comment ne porter que des vêtements à motifs qui ne vont pas ensemble)

-les serveurs qui attendent votre commande sous votre nez, à peine le menu ouvert entre  vos mains. très difficile de se concentrer, et on a tendance à commander alors n'importe quoi!

-l'ambiance mystique des pagodes, si calmes et parfumées d'encens

 

et surtout, le BRUIT !!!!!!!!!!!!!! Il est partout et il vous use... Même au 6ème étage d'un hôtel côté cour il est omniprésent; A la campagne, quand ce n'est pas un chien qui aboit, c'est un coq qui chante ou une chatte en chaleur qui hurle toute la nuit, de préférence juste sous votre fenêtre!

 Allez, la récompense, maintenant que vous allez lu tout ça : les photos! il faut juste cliquer sur le lien. attention parfois ça prend quelques minutes à se charger (soyez patients!)  http://www.photoshopshowcase.com/ViewFlashMedia.aspx?AID=352606&AT=3

Par Nancy
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 12:43

Le bodyboard, c'est un peu comme le baseball. Y a de longs moments où rien d'intéressant ne se passe et de très courts moments où il y a beaucoup d'action d'un seul coup (dixit, Gilbert, un ami américain, qui sait donc de quoi il parle...). Je sais c'est très sectaire et réducteur, mais pour moi le body est au surf ce que le badminton est au tennis : un proche parent, mais version chiante, voire un tantinet ridicule...

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J'avais donc sacrifié une grass' mat' (levée 9h00 un jour férié, pour moi c'est l'aube) pour voir 2 nénettes attendre dans l'eau LA bonne vague, pendant qu'un crétin de commentateur répétait sans cesse "c'est très serré entre les 2 championnes". Pourtant, la plus active ayant fait au max 3 "pirouettes" en 25 minutes et l'autre à peine 1/2, je ne voyais pas vraiment où résidait la difficulté de les départager ... Mais quand les surfeurs sont arrivés, et qu'il y avait enfin un peu d'action (surtout quand ils essayaient d'éviter les innombrables jetskis/plongeurs-sentinelles-anti-requins/photographes-plongeurs), j'ai découvert avec horreur que mon téléobjectif (ben oui, le but était de faire qq photos quand même) faisait la grève, grève que je crains définitive... j'ai du me rabattre sur un tout petit zoom, nettement moins adapté à la situation...

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Je me suis donc rabattue sur les festivaliers, qui eux, pour le coup valaient le détour.

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Ben oui, le manapany surf festival c'est en général du surf (enfin les années où il y a des vagues, c'est à dire pas souvent), des concerts (coup de coeur cette année pour "el met la gouache"), une alternance de cagnard moite à souhait et d'averses tropicales (donc généralement diluviennes), mais surtout un défilé d'originaux en tout genre... Disons, pour rester politiquement correct, que le "dress code" c'est cheveux rasta (tellement glamour chez les filles...), taouage et percing, sinon t'es pas "in". Donc comme vous l'imaginez on était pas "in". Je n'ai rien contre les gens aux styles décalés (il y avait plusieurs de mes clients dans le lot, tous très sympas par ailleurs) mais le style vestimentaire général frolaît tellement la caricature que parfois ça faisait un peu sourire.

 

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Et en plus, à la réunion il y a cette touche de métissage qui apporte ce je ne sais quoi d' inimmittable : y a qu'ici qu'on peut voir un mec avec des chaussures de "trail" et des jambes de "grand raideur" avec un vieux sac à dos péruvien défraichi et un bonnet rasta ...

Mais malgré tout, on y retourne toujours avec plaisir, même quand il y a tellement de stands de bouffe qu'on voit à peine la scène de concert, car le manapany surf festival c'est avant tout une chouette ambiance "melting pot" dans une petite baie toute droit tirée d'une île hawaienne, où les surfeurs cotoient les poussettes, et où des chiens portent des lunettes de plongée et les palmes de leur maître (que je n'ai malheureusement pas eu le temps de prendre en photo)!

 

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Pour les courageux ou les curieux (voire les fans inconditionnels de mes photos !), un petit album directement dans le blog (dans la catégorie "album photo" à gauche)

Par Nancy
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 09:37

c'était avec l'atelier "o' chef", récemment ouvert, à La possession (c'est une ville, pour les métros qui se demandent déjà si c'était un stage combiné cuisine/exorcisme) il ya 2 semaines environ.

Au programme, verrines salées : camaron/crème aromatisée/saumon fumé, petits pois frais/purée de carotte au cumin/brochettes de poulet à l'indienne et  courgettes/tomates cerises/mozza au pesto avec tuile de parmesan. 

Ambiance très sympa, tout le matos qu'il faut et pratqieu de A à Z. 

Nos amis Joe, Alice et Marion chez lesquels on passait le WE ont apprécié!

Pour porouver le talent du chef, il m'a presque réconcilié à la purée de carottes!

pour ceux que ça intéresse : http://ochef.re/

 

verrinesochef.jpeg

 

 

reunion-suite-2146.JPG

 

Par Cyril et Nancy
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 10:32

reunion-suite 2013

rassurez vous, c'est l'échafaudage qui penche, pas le bâtiment...

 

reunion-suite 2014

Mr Bricolage cambodgien

 

reunion-suite 2016

chargement minimum d'une moto cambodgienne ou vietnamienne (déclinable aussi en paniers en bambou, (cf ci dessous)

 

reunion-suite 2055

 

reunion-suite 2082

"miam, du jacques!"

 

reunion-suite 2095

Noel sous les tropiques

 

reunion-suite 2102

sapin de Noel "à la vietnamienne"

 

reunion-suite 2141

siège bébé (si si ça n'est pas une blague!)

 

reunion-suite 3805

station essence flottante, dans le delta du mékong

 

reunion-suite 3905

en pleine séance de photos de mariage, on oublie le reste du monde, mais le reste du monde ne vous oublie pas!

Par Cyril et Nancy
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 10:15

reunion-suite 1818 - Copie

en thailande, apparemment les oeufs poussent dans les arbres...

 

reunion-suite 1819 - Copie

exincteurs utilisables uniquement pour éteindre le feu sur la personne affichée

 

reunion-suite 1824 - Copie

les plantes vertes, ça rend les engins de chantier nettement plus poétiques non?

 

reunion-suite 1829 - Copie

nous on a pas trouvé ce que tenaient dans les mains ces gentils bambins, mais en tout cas si ça se mange ça fait pas vraiment envie...

 

reunion-suite 1894 - Copie

si vous voulez m'acheter un truc, revenez plus tard, car la je fais la sieste la tête en bas...

 

reunion-suite 1897 - Copie

reunion-suite 1898

 

on doit pas avoir la même définition de "végétarien" les cambodgiens et nous : parce que le "porc végétarien", le "poulet végétarien" et le "canard végétarien" chez nous ça veut pas dire qu'ils sont servis avec des légumes...

 

 

Par Cyril et Nancy
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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 19:36

Bon, maintenant les catastrophes naturelles surviennent avant notre arrivée dans un pays : dans un mois on est censé passer une journée à bankok, une grosse semaine au cambodge (notamment dans les région des templs d'Angkor) et une grosse semaine dans le sud du vietnam. Sauf que l'aéroport de Bankok est fermé pour 5j pour causes d'inondations catastrophiques, les templs cambodgiens ont les pieds dans l'eau et le delta du mékong déborde... 

Les vacances s'annoncent bien...

Par Cyril et Nancy
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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 17:07

Même si ce n'est pas encore les fêtes de fin d'année, en ce moment les clients se dépassent pour sortir des trucs affligeants ... mais collector!

 

cliente 1 : cliente qui a des précédents chez nous ( quand on lui demande de patienter qq instants pour réceptionner son chat qu'elle veut déposer sans nous avoir prévenu au préalable elle répond "j'ai pas que ça à faire, je vais à a plage moi !") et qui, soit  ne prend jamais rdv, soit  téléphone pour prendre rendez vous  mais prévient que de toute façon elle va venir tout de suite par ce que ça l'arrange mieux comme ça... Quand, franchement agacée, je lui fait une remarque un peu sèche sur son comportement, elle devient littéralement hystérique, me hurle dessus, me dit qu'on peut déposer son chat sans prévenir dans n'importe quelle clinique véto et qu'il n'y que chez nous que ça pose problème, et me dit que de toute façon elle n'a pas le choix car son chat peut être reparti 1/2h plus tard après avoir montré le bout de son nez.. Je lui rétorque alors qu'enfermer le chat dans sa cage de transport ou dans une pièce jusqu'à l'heure du rdv ne pas pas le traumatiser outre mesure, elle me dit sans aucune  ironie "et bien au lieu de me faire des remarques désagréables, vous auriez du me dire ça depuis le début!". Désolée, je ne pensais pas que qq était assez bête pour avoir besoin qu'on lui souffle cette idée de génie...  Elle a ensuite continué de m'insulter pendant 5 bonnes minutes en me répétant "taisez vous, je ne veux pas vous entendre" en se mettant les mains sur les oreilles, pour finir par acheter des vermifuges et de l'anti puces pour tous ses animaux comme si de rien n'était...

 

cliente 2 : le même jour que la cliente 1! Une autre folle, qui a menaçé mon collègue de porter plainte contre lui parce qu'il ne voulait pas lui délivrer d'antibiotiques sans revoir son chat (ce qui est tout ce qu'il y a de plus légal ET normal), et a fini par un magistral : "vous vous prenez pour un docteur ou quoi?". On a préféré ne pas lui expliquer ce que le "Dr" devant notre nom et sur notre plaque signifiait, pensant la cause perdue d'avance...

 

cliente 3 : au téléphone, notre assistante semble désespérée et me passe un appel : bonjour, je pense que mon chat a une patte cassée, elle est toute tordue,  qu'est ce qu'il faut que je fasse? Euh..., nous l'amener peut être...? Oui mais il veut pas qu'on le touche, il dort dans son panier. Et bien, emenez le panier... Oui mais il a pas l'air d'avoir mal... C'est peut etre justement par ce qu'il a mal qu'il ne fait que dormir ET qu'il ne veut pas qu'on le touche ... Oui mais ça peut pas se ressouder tout seul? Euh... si la patte est tordue comme vous le dites, y a peu de chance... Oui mais y a pas de plaie, et puis qu'est ce vous vous allez pouvoir faire de plus? Euh, un truc médical peut être, une radio, attelle, résine, chirurgie... C'est un peu mon métier en fait...". Fin mot de l'histoire : elle hésite, elle rappelle 2 minutes plus tard pour un rdv, je lui fait une place en urgence dans mon planning surchargé, et il s'avère que le chat n'a pas du tout la patte cassé mais une grosse infection... 

 

clients 4: dans le cadre d'une campagne de stérilisation financée par la communauté de commune, un couple vient monter un dossier de demande de prise en charge en amenant des pièces justificatives. Vu que certains autres clients "collector" des années passées ont réalisé après coup que dans "stérilisation chirugicale" il y avait "chirurgical" (et que c'était donc définitif) et que "stérilisation " ça voulait dire "ne plus pouvoir faire de petits" , on leur fait maintenant signer des fiches de consentement. Même si on voudrait réellement y écrire "c'est une opération où on ouvre le ventre pour retirer ce qui sert à faire des bébés donc si ce n'est pas ce que vous aviez compris partez tout de suite en courant " et "si votre chien est un squelette sur pattes et n'a jamais avalé un vermifuge de sa vie passez votre chemin" on fait plus soft ... Bref, après l'opération le couple demande à récupérer la fiche de consentement argant qu'ils savent bien que c'est pour que la communauté de commune se décharge de toute responsabilité, et "qu'on ne la leur fait pas à eux"! Pourtant, quand on leur demande si ils ont bien lu la feuille avant de la signer, ils répondent "non" sans se démonter, mais assurent qu'ils savent bien à quoi cette fiche va servir!

 

 

Bon j'arrête par ce que sinon je sens que le site "vie de merde" va m'attaquer en justice pour concurrence déloyale...

Par Nancy
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 17:00

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vu à l'île maurice, gare routière de Souillac

Par Nancy
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