Le Grand Raid, vu de l'intérieur, le bilan
Voici un mois maintenant que le Grand Raid est parti (et s'est terminé pour moi :) ). Déjà... Beaucoup de souvenirs : le départ sous des trombes d'eau,le soleil radieux du volcan, la monté vers
le piton des neiges, le monde sur le bord et la route, la gentillesse des gens. le coca et les bananes à volonté. Ce qui ressort quand même c'est que c'est passé très vite, j'ai encore du mal à
réaliser que ça a durer un peu plus de 20h.
Beaucoup de plaisir en tout cas même si au final c'est un échec, au sens où mon objectif était de finir. Pour autant, je n'ai pas de regrets. Il n'y a pas de hasard, ma préparation était
insuffisante. Difficile d'être suffisamment entrainé pour une telle épreuve en n'étant pas là 7 semaines sur les 3 mois précédents la course. Il n'y a pas de secrets.
Et finalement, j'ai réalisé ce dont j'avais envie en m'inscrivant : le vivre de l'intérieur. J'ai vu, et ca m'a plu, j'ai adoré même, la course, l'ambiance, les encouragements des gens. C'est
probablement un des Ultra-Trail les plus durs du monde, mais c'est sans aucun doute une des plus belles courses qui soit. Je recommande à tout ceux qui auront l'occasion de venir ici (et qui ont
la condition) de parcourir une fois la montée vers le Piton de la Fournaise. L'arrivée procure un sentiment mêlée de satisfaction d'avoir parcouru un bon bout de chemin (difficile) et d'assister
à un spectacle complètement démesuré devant la bête qui sommeille.
J'ai vu et j'ai appris. Avant, pendant la préparation que j'ai quand même eu et pendant. J'ai progressé c'est sur, mais j'ai vu aussi que j'étais perfectible sur plein de points. J'ai donc
l'impression qu'en rester là me laisserait le sentiment amer de rester au milieu du gué. Il y aura donc d'autres Grands Raids, au moins un, toujours avec le même mot d'ordre : finir. Voir
le stade d'arrivée "de l'intérieur". L'année prochaine, l'année d'après? Je n'en sais rien. Ca dépendra déjà du tirage au sort, de ma capacité à ne pas partir à l'étranger pendant les mois qui
précèdent, et de l'envie de celle qui partage ma vie de sacrifier un bon nombre de WE en commun pour que j'aille vadrouiller dans la montagne (les deux derniers points étant liés). A
suivre...
Ce qui est bien, c'est que mon inscription a déclenché quelques vocations ici. On devrait pouvoir monter un petit groupe d'entrainement ici. Parce que certes la course est super (en tout cas la
première moitié), mais quand il faut se lever à 3h le matin le dimanche, ça n'est pas du luxe de se motiver à plusieurs.
En attendant, l'odeur de mangues se fait de plus en plus présente, les litchis commencent à apparaitre sur les étales, la température grimpe : il est temps de profiter des douceurs de
l'été...