Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

blog de voyage et de notre vie à la Réunion

21 Sep

AfSud - Partie 2 : Le désert du Kalahari

Publié par Cyril

 
Le désert du Kalahari est immense. 900 000 km² qui couvrent une large partie du Botswana et s'étend vers la Namibie et l'Afrique du Sud. Notre ambition là dedans était de découvrir le Kgalagadi Transfontier Park, qui comme son nom l'indique est un parc transfontalier entre l'Afrique du Sud et le Botswana.

A vrai dire, nous ne connaissions pas grand chose de cette région avant de nous y rendre. Elle n'est pas vraiment difficile d'accès mais assez excentrée par rapport aux régions les plus connues. Nous nous sommes donc laissés guidés. Par Florence, que Nancy a rencontré en Argentine il y a plusieurs années et qui vit en Afrique du Sud depuis plusieurs mois, et son ami Sud Africain Mark. Aucun des deux n'était déjà venu ici. Mais les echos qu'ils en avaient eu étaient très bons, et sur le papier (animaux + paysages + endroit assez peu fréquenté) ça nous allait bien donc on est parti sur cette idée là. Sans réellement creuser plus ce qui nous attendait.

On en aura vu du paysage pendant ces 2 semaines. Au total, près de 4500 km de bus et de voiture. Il nous aura fallu une longue journée de bus et 900 km avalé pour nous retrouver à Upington, principale ville du Nord Ouest de l'Afrique du Sud. La première nuit a été froide, mais alors très froide. Difficile d'imaginer une gelée blanche au porte du désert, et pourtant... Nous nous attendions à avoir froid la nuit. Après tout, c'est l'hiver et il est connu que les nuits d'hiver dans le désert sont plutôt fraîches. On avait essayé de se préparer au mieux à ça avant de partir, mais comme les sac de couchage en vente ici sont confortables autour de 16°, c'est difficile... Nous avions donc en tête d'acheter des couvertures ici que nous laisserions sur place à la fin.


Après une journée consacrée à l'approvisinement pour les 5 jours à venir, l'achat de ses fameuses couvertures, et l'accomplissement des 250 km de route qui nous sépare de l'entrée du parc, nous voici dans le premier camp.

1 camp dans le désert, c'est :

 - des emplacements de tente surréquipés
 - des bungalows surréquipés
 - des sanitaires surréquipés
 - des magasins surréquipés
 - le tout peuplé de touristes sud africains surréquipés

Je dis sud-africain car l'étranger n'est pas très présent dans le coin. Le noir non plus d'ailleurs. Et le jeune, on n'en parle même pas... Je jeune devait bien avoir au moins 50 ans et la moyenne près de 70. Oui je sais, 50 ans c'est jeune, mais un peu moins que 30 quand même... Ce qu'on ne peut pas leur enlever (en plus des années), c'est leur gentillesse et leur envie de nous rendre notre séjour le plus confortable possible - Un papi nous a aborder pour nous proposer une de ses lampes (qui était un gros spot) pour la soirée, car pour lui, on ne pouvait pas décemment passer la soirée avec notre petite lampe de camping rechargeable -.


Il y a malgré tout quelque chose qui nous a traversé l'esprit et qui est assez dérangeant et qui est lié à l'histoire récente du pays : comme je l'ai dit, pas ou peu de noir. Or la population noire représente plus de 80% de l'Afrique du Sud. L'appartheid s'est terminé en 1994, ce qui veut dire que, grosso modo, tout ceux qui ont plus de 30 ans l'ont vécu ou subit. La population blanche ne compte plus que pour 8% (le reste étant composé de métis et d'indiens). Qui étaient donc ces retraités il y a 15 ans? Impossible de le savoir et impossible de toute façon de juger. Mais difficile de ne pas se demander si l'accueil aurait été le même si l'un de nous cinq avait été noir...

Fin de l'apparté, retour au camp. Et au froid. Deuxième Nuit.... Aussi pire que la première, avec pourtant 2 couvertures de plus... On s'attendait à avoir froid mais là... Dès que le soleil se couche, on perd rapidement 10/15°. C'est une sensation très étrange. Mais de jour, il ya une grande différence entre l'ombre et le soleil. Le fond de l'air reste frais mais on a cette impression de sentir les rayons du soleil pénétrer la peau. Plus de soleil et la sensation de froid s'installe. Je n'avais jamais fait de barbecue par température négative (même si je me souviens d'une soirée en métropole en mars qui n'était pas mal non plus), et bien c'est fait! Voici comment sont décrites les températures saisonnières dans la brochure du parc : "Les températures varient grandement, de -11°C pendant les froides nuits d'hiver jusqu'à 42°C à l'ombre en été, la température du sol atteignant même 70°C (!!!). Pendant les mois d'hiver, quand le gel est fréquent, la température du sol peut être de 25°C inférieur à la température de l'air". Hum, c'est pas de chance, on dort par terre...


Je ne sais pas si j'ai déjà eu aussi froid. Toutes les nuits ont été glaciales. Il y avait de la glace dans le fond des gamelles le matin. Nancy avait eu la chance de pouvoir se faire prêter des vêtements par une amie qui est allé en Finlande il n'y a pas longtemps et qui part en Sibérie bientôt, ça aide (mais elle a quand même eu froid!). Pour des questions de taille, pas moi. J'ai bien tenté de cumuler les épaisseurs en cumulant tout ce que j'avais de vêtements mais ça n'aura pas été suffisant. Alors après avoir tout tenté (en fait, même avant..), on s'est retourné vers... l'alcool :-). Après calcul, les 20 litres de bières et deux caisses de vins auront été nécessaires mais n'auront pas réussi à nous garder au chaud jsuqu'au matin. Et avec le recul l'idée de sortir du lit pour aller dans le froid conjugué aux légers effets secondaires du raisin ont grandement participé au fait que nous partions le matin à une heure où tout le monde dans la savanne était déjà parti se coucher... Mais ce sont de très bons souvenirs.

Et le parc, dans tout ça? Comme je l'ai dit, on s'est assez peu documenté avant de partir, donc on ne savait pas trop à quoi s'attendre, que ce soit pour les paysages ou pour les animaux. On savait qu'il y avait du félin et de l'antilope, à part ça... Quand on est jamais allé dans un parc de ce style, difficile également de se rendre compte de la manière dont on va voir les animaux. Est ce qu'il va falloir laisser la priorité au léopard qui traverse la route ou est ce qu'il va falloir scruter partout pour apercevoir ses tâches. Réponse B! C'est pas simple. Des gazelles et des antilopes (dont les magnifiques Oryx, emblèmes du parc), et de manière générale des proies, on n'en voit beaucoup (elles se placent le plus souvent à des endroits très dégagés, du coup elles sont très visibles, mais à l'inverse, ça leut permet de voir arriver les prédateurs), mais les prédateurs, il faut se battre... et avoir de la chance. Il nous est arrivé plusieurs fois d'être au bon endroit au mauvais moment. Mais on se prend vraiment au jeu du "Ou est Charlie", à regarder partout à la recherche de la bête sauvage.

Notre avantage étaient également d'être avec Florence et Mark, qui travaillent tous les deux dans la conservation des oiseaux, ce qui nous a permis de ne pas nous focaliser (comme on l'aurait sans doute fait sinon) sur les mammifères, mais aussi d'observer les oiseaux, et nous en avons vu beaucoup de très beaux. La belle surprise aura été la rencontre avec les girafes, qu'on ne s'attendait pas à trouver là, et qu'on a vu en nombre.


Quant aux paysages, je crois que les photos parleront d'elles même. Beaucoup de couleurs et de variétés. On peut passer très rapidement de dunes de sables rouges façon Namibie, à des pistes de sable blanc le long de plaines ocres. Ajouter à ça des moments de silence absolu, et ça serait presque à vous donner envie d'avoir froid la nuit. On a adoré et on y retournera c'est sur! Avec mouffles et après-skis s'il le faut...

D'autres photos vons suivre...

Commenter cet article

À propos

blog de voyage et de notre vie à la Réunion