Appelez-moi Super Nancy
Voici un article paru hier dans un des 2 principaux journaux de l’ile. Pour info, « la vétérinaire » c’était moi, la pouliche était un étalon (ses attributs masculins bien visibles prouvent que la journaliste n’a pas mis les pieds sur les lieux !), et oui j’ai bien utilisé une seringue pour l’endormir (j’ai bien pensé à la batte de base-ball mais je trouvais ça moins élégant…). En plus, histoire de bien dégoutter toutes mes copines, j’ai passé quelques heures avec 10 pompiers charmants, dont un qui n’avait pour seule mission que de me rattraper au vol si je tombais en arrière… D’accord j’en ai profité 2 fois mais c’était ça ou je me faisais piétiner par le cheval ! Cela dit ça se mérite car j’ai dû descendre par des chemins très escarpés, parfois presque en rappel grâce à des cordes.
J’ai adoré l’aventure, bien évidemment, sauf que je bossais non stop depuis le matin et que les sensations fortes associée à l’exercice physique et à l’absence de déjeuner m’ont fait frôler l’hypoglycémie…
Enfin, en ce qui concerne la fameuse « radio freedom », vous comprendrez + tard son importance sur l’île…
"Un élan de solidarité et un sauvetage incroyable dont Patrick Bellot, l’éleveur, se souviendra longtemps. Comme tous les jours, il se lève aux aurores et va nourrir ses chevaux. Une de ses bêtes manque à l’appel, Sherpa, une pouliche de 6 ans. Pensant à une fugue, l’homme part aussitôt observer la clôture et y remarque un large passage. À quelques mètres de la prairie, se trouve la falaise de Grand-Coude, 700 mètres de dénivelé. L’éleveur s’imagine le pire, il découvre des traces de glissade dans la boue. Sans hésiter une seconde, il se lance dans une recherche dans les sentiers pentus et dangereux : “Au fur et à mesure de ma percée dans le sentier, j’ai découvert des poils de mon cheval alors j’ai poursuivi pour le rejoindre”, confie Patrick Bellot. Il est midi quand le maître aperçoit sa bête saine et sauve sur un monticule de terre à quelques mètres du gouffre. Il essaie de s’approcher de lui mais le passage est difficile. Il décide alors de remonter à sa ferme pour prévenir les secours. Les pompiers du GRIMP répondent présents à l’appel de l’éleveur mais il reste beaucoup à faire. L’urgence : sécuriser l’animal dans un périmètre clos pour qu’il ne chute pas. C’est chose faite, l’équipe des pompiers de sauveteurs de montagne crée un périmètre de sécurité autour de l’animal pour la nuit. Hier matin, à 7 heures, Patrick Bellot ne voyant aucune solution pour sortir l’animal, décide de faire appel à la radio Freedom.
UN HÉLICOPTÈRE NÉCESSAIRE POUR LE SAUVER
Un appel au secours qui sera rapidement entendu par SOS Animaux. Vers 14 heures, l’association contacte l’éleveur et lui propose de financer la venue d’un hélicoptère pour sauver Sherpa. Une main tendue que l’éleveur a encore du mal à réaliser. “Grâce à cet hélicoptère que je n’aurais jamais pu financer, mon cheval a été sauvé. Presque deux jours qu’il est en bas sans manger. Une nuit de plus et il mourait”, confie l’éleveur. C’est la société d’hélicoptère Corail qui propose d’effectuer le “sling” : une méthode de levage par filet. “Lorsque SOS Animaux a entendu Patrick Bellot, on a tout mis en œuvre pour le sauvetage. Location de l’hélicoptère, venue de la vétérinaire et matériels de secours. La vie d’un animal est pour nous une priorité”, affirme Arielle Faulques, juriste de l’association. À 17 h 30, après un formidable travail de déblayage de la zone des membres du GRIMP, l’hélicoptère se tient prêt à intervenir. L’animal est endormi à l’aide d’une seringue. Quelques mètres plus bas se trouve un filet dans lequel l’animal tombe. Le filet se referme et l’hélicoptère commence son ascension, sous l’œil stupéfait des habitants. “À l’atterrissage, c’était la liesse. Les gens applaudissaient. C’est formidable de voir la fraternité des passants avec l’éleveur et Sherpa, notre miraculée”, s’étonne encore Patrick Bellot. Hier soir, Sherpa, la miraculée, est revenue dans sa prairie où elle dort paisiblement entourée de ses poulains."