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10 Feb

Les chats noirs en Namibie : de Twyvelfontein au Spitzkoppe

Publié par Nancy  - Catégories :  #Namibie 2012

 

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Encore une bonne nuit, calme, température idéale et lever 8h30... Les chats qui ont squatté notre emplacement toute la soirée hier sont de retour dès notre réveil, à croire qu'ils nous attendaient! Petit dej' 100% sud af' avec des "rusks" (délicieux gateaux secs) trempées dans du rooïbos (infusion appelée à tort "thé rouge" à cause de sa couleur). Le temps de replier le camp, nous arrivons à Twyvelfontein seulement vers 10h45 (25km de piste depuis le camp) et il fait déjà bien chaud... Nous payons notre droit d'entrée et un guide sympa nous est attribué, qui minaude à nous montrer les qq mots de français qu'il connaît. Malheureusement, il sent déjà l'alcool à plein nez, et sa visible résistance à tout cet alcool laisser présumer que c'est un habitué de la chose...

Les "gravures rupestres", à ciel ouvert, sont jolies et intéressantes, représentant essentiellement des animaux, pour favoriser la chasse et instruire les enfants, et prouvent que les tribus des zones désertiques connaissaient les animaux sauvages "typiques" mais aussi les animaux marins comme les otaries. Certaines gravures moins figuratives correspondraient à des ancêtres de cartes routières indiquant des points d'eau par exemple.

Quand nous quittons le site, nous faisons le choix de laisser un relativement maigre pourboire à notre guide, pourtant sympatique, histoire de ne pas financer son alcoolisme, ce qui semble ne pas être vraiment à son goût... Ingérence ou bonne action? Cas de conscience en tout cas...

 

Comme on dit "jamais 2 sans 3", nouvelle erreur sur la route, qui nous fait shunter Khorixas à la faveur d'Uis... Là encore nous serrons un peu les fesses à cause de l'essence mais nous arrivons pile poil à Uis avant la fin du réservoir, et notre erreur nous gratifie même d'un distributeur de billets, d'un petit super marché et d'un point de vente de carte téléphonique !! Je sais, ça n'a l'air de rien d'exceptionnel dit comme ça, mais croyez moi, après 48h de brousse Namibienne, pour nous c'était la grosse ville et le ravitaillement assuré! Nous reprenons la piste en direction du Spitzkoppe en essayant cette fois de ne pas nous gourer, et le paysage change à nouveau, moins montagneux et délicatement paré de teintes pastels. Les troupeaux de chèvres sont de plus en plus nombreux, et de grands groupes traversent sans préavis la route, nous filant un coup de stress à chaque fois !

 

Quand à 15h00 la faim commence sérieusement à nous tirailler, il nous faut encore attendre 10 km avant de trouver un point d'ombre de long de la route, condition nécessaire à la pause pique nique au cul de la voiture... Alors que le short de Cyril rend l'âme pour de bon, et que nous engouffrons notre dose quotidienne de biltong et de sheddar, une femme vient s'installer discrètement sous l'arbre, à bonne distance de nous. Je ne remarque qu'au moment de repartir qu'elle a disposé un peu de son artisanat, et me dirige vers elle pour jeter un coup d'oeil, d'autant plus qu'elle ne nous a pas harcelé le moins du monde. Je craque pour des guirlandes décoratives de graines séchées (autant acheter "équitable" que dans une boutique à touriste hors de prix) et elle me propose de m'échanger une pierre semi précieuse contre de la nourriture, ce que je fais avec plaisir : elle repart avec un citron, une courge et une pomme, des denrées plus que rares dans ce coin désertique et loin de tout. Pour finir de briser la glace, Cyril nous prend en photo, cette petit dame digne et moi, avant de repartir à l'assaut final du Spitzoppe tant attendu.

 

Nous arrivons vers 16h30, un peu stressés par les rumeurs d'insécurité dans le camp, suite à notre discussion avec les français d'Etosha. Je joue franc jeu avec le manager du camp pour voir comment il réagit à chaud, mais il nie tout en bloc sans avoir l'air gêné, ce qui nous rassure un peu. De toute façon nous sommes là, l'endroit est absolument magnifique, et le prochain hébergement est trop loin pour ce soir...

Nous ne regrettrons pas notre choix car le site est incoyable : des dizaines d'emplacements gigantesques et loins les uns des autres, dans un cadre sauvage de roches orangées, et une orientation qui permet de voir à la fois le lever et le coucher du soleil ! Avant la tombée du jour, nous partons à l'assaut des massifs rocheux qui jalonnent le parc, afin d'avoir une vue panoramique sur le site qui par ailleurs est assez peu fréquenté, pour notre plus grand bonheur... Peu avant le coucher du soleil le temps semble s'être arrêté sur les sommets du Spitzkoppe et il n'y a aucun autre endroit sur terre où nous préférerions être en ce moment...

De retour à notre emplacement, nous prenons l'apéro rituel au coucher du soleil, sous un acacia au pied des Pondoks qui rougeoient à mesure que le soleil descend. Alors qu'un touraco concolore nous amuse de son cri de "porte qui grince", nous avalons goulement nos pâtes à la sauce tomate maison et à la feta, en admirant, comblés, le ciel brillant de mille étoiles.

 

 pour accéder aux photos cliquez là : link ou copiez cette adresse dans votre navigateur internet: http://www.photoshopshowcase.com/ViewFlashMedia.aspx?AID=369097&AT=3

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