Bon, ça y est moi je vient de rentrer à la maison. J'avoue que même si les voisins ont faits tout ce qu'ils pouvaient pour rendre mon retour agréable, ce matin j'avais un peu le blues : pas de
cyril, fin des vacances, pluie et vent après après 15j de chaleur caniculaire, maison en bazar (ben oui forcément avec 3 chats enfermés pendant 15j...), réveil plus que vaseux, perspective de la
journée = courses au champion et rangement, sans compter l'ordi que j'ai mis plusieurs heures à retrouver!
en attendant de mettre en ligne les photos de la californie voici l' incontournable récits de mes galères aériennes (car avec moi un trajet ne se passe jamais complètement normalement...) suivi de
celui de cyril (copie du mail qu'il m'a envoyé après son arrivée)
Avant de partir, ma collègue Fabienne m'a appris que, à 700km près, san francisco est diamétralement opposé à la réunion (donc, à peu près 20 000km de chez moi, le pied...), ce que je
confirme, après 11h de décalage horaire et 27h d'avion ...
A l'aller, le périple a commencé par 20min de route jusqu'à la gare routière de St Pierre, puis par 1h de bus "zéclair" suivi d'un quart d'heure de navette jusqu'à l'aéroport. dans le
zéclair, pour ceux qui connaissent:, pas de grande nouveauté : chauffeur moyennement aimable, conduite de dingue (la nausée montait au cours du voyage) et freedom à fond (peut être le
pire dans tout ça...). A la vitesse où le chauffeur roulait, forcément je suis arrivée bien en avance à l'aéroport (3h). Et là, alors que miraculeusement l'enregistrement avait commencé,
on me demande mon visa pour l'australie. sans inquiétude j'explique que je n'en ai pas car j'y serai juste en transit . sauf que le mec me répond qu'il va quand m^me se renseigner, et là je
commence à baliser... Evidémment il mets 2 plombes à avoir la personne concernée au téléphone, histoire de bien me laisser le temps de flipper... mais il me rassure bien vite en me disant que,
"et bien non, comme vous êtes en transit pas la peine". Ouf. Sauf que c'est un ouf de courte durée puisque, n'arrivant pas à valider mon billet, il rappelle la nana qui daigne cette fois
se déplacer et qui lui dit d'un air condescendent "ben oui c'est normal car elle a pas de visa!. Et oui, la même nana que celle qui venait de dire que je n'avais pas
besoin de visa... Allez comprendre... Finalement, re-ouf, car il suffit d'aller au comptoir air austral pour me faire mon visa, gratuit et à effet immédiat.
Commence alors une interminable succession d'attente, meublée tant bien que mal par force i-pod et force lecture... heureusement que je me suis prévue un casse croute car mon vol ne part qu'à
14H passé et évidemment il n'y a rien à manger dans le minable snack de l'aéroport de st denis. Après 3h d'attente env j'embarque enfin pour un vol de 10h20... Comme j'ai 8H45 à passer
dans l'éroport de sydney, je suis presque contente quand je vois le temps que va me prendre le passage de l'immigration et des douanes. C'est bondé de monde et j'ai une pensé pour
Bérengère et ses récits d'attente à la gare de je-sais-pas-ou en chine: les asiatiques sont nombreux et la majorité d'entre eux ne semble pas gênés le moins du monde par le semblant de queue qui se
forme aux points de passage, et doublent tout le monde sans aucuns scrupules . et dire que je pensais qu'il n'y avait pas pire que les français en matière de file d'attente...
Pour passer la douane, je joue la carte de l'honnêteté, ce qui m'oblige à cocher à la ligne : "avez vous des médicaments, stéroides, des armes dans vos bagages?" ... super, quelle idée de
mélanger les médicaments et les armes dans la même phrase? en plus, j'avais de la nourriture et j'avais forcément "oui" à la question "êtes vous allée dans une ferme dans les 30 derniers jours?"...
Autant dire que je sentais un peu fébrile quand ils ont entrepris de lire mon carton... Et bien contre tte attente, après 2-3 questions et un passage éclair aux rayons x ils m'ont laissé
partir comme ça!!!! la logique douanière m'échappe j'avoue...
Comme alors une interminable attente à sydney, à guetter mon vol sur un écran histoire de pouvoir me débarrasser de ma valise et aller me balader un peu dans les boutiques. sauf que, pour faire
consommer les gens j'imagine, il doit y avoir seulement 10 pauvres sièges au niveau des comptoirs d'enregistrement, en plein courant d'air qui plus est, qui ne sont pas réservés au bars et
restaurants. J'ai quand m^me fini par dénicher des sièges vides au niveau des bureaux mais nécessitant un escalator pour y accéder. Pratique quand il faut descendre toutes les 45 min avec
sa valise pour trouver un écran d'affichage... bref j'ai quasiment pleuré de joie quand mon vol est enfin apparu sur l'écran!
Joie de courte durée cependant car je rempilais pour un vol de ...13h26 cette fois!!
Le repas à peine avalé je gobe un somnifère pour réussir à dormir un peu car je commence sacrément à accuser le coup. sauf qu'en pleine "nuit" on me tapote sur l'épaule pour me donner un plateau
repas que je pense être le petit dej. je me réveille alors avec bcp d'effort pour réaliser que 1) ce n'est pas un petit dej mais un sandwich et un gateau 2) ce n'est pas du tout le matin.
Génial, maintenant je n'arrive plus à me rendormir et il me retse encore plus de la moitié du vol! quelle idée de vous réveiller pour vous filer un sandwich au milieu de votre déjà
pénible sommeil...
C'est exténuée et avec un sérieux mal au jambes que je suis finalement arrivée à san francisco en fin de matinée. La bonne nouvelle c'est que ma valise était là et dans les premières (pour une
fois!).
Mais ça n'est pas fini! En effet il me fallait encore prendre le BART (sorte de RER) pendant env 1h30 où mes amies devaient venir me chercher. Après des heures de clim et de courant d'air, je suis
accablée par la chaleur à mon arrivée mais ne trouve pas mes amies sur le quai. je me décide donc à leur téléphoner d'une cabine en bas de la station de BART, les yeux bouffis de fatigue et
des gargouillis dans l'estomac (le petit dej commence à être très loin). Mauvaise nouvelle, elles se sont perdues (et oui, avec le gps...) et auront du retard. Je reste donc debout près de la
cabine au cas où elles voudraient me rappeler, sauf que forcément il n'y a pas de siège et que ça doit être le seul endroit des US où on ne peut pas acheter de nourriture...
c'est donc dans un état de décomposition avancée que me trouveront Séverine et Gloria, et j'avalerai en 4s un hamburgeur au fast food le plus proche.
Conclusion: si vous voulez aller en californie -ce qui est une soit un très bonne idée car c'est magnifique- surtout ne partez pas de la réunion...
Voici maintenat le récit de l'aller de cyril, entre paris et st domingue (lui au moins a coupé son trajet en 2):
"Je suis arrivé hier soir, avec une heure de retard. Le vol a
été interminable, et la journée aussi d'ailleurs puisque je me suis
couché à 5h30 heure de Paris. Je n'ai pas dormi dans l'avion en me
disant que ça m'aiderait à me recaler plus vite. A priori raté car ma
nuit n'a pas été terrible.
Le passage a Roissy a, une fois de plus été un enfer. Je suis arrivé 2h
avant, j'ai fais la queue plus d'une heure à l'enregistrement sur les
comptoirs Air France, qui étaient les mêmes pour tous les vols, et toute
l'Afrique semblait partir ce jour là. Et forcément l'enregistrement de
quelqu'un qui emène sa maison sur son dos, ca prend du temps. La moitié
ont du refaire leur valise car quelque chose n'allait pas.Je pense qu'il
devait y avoir d'autres comptoires moins fréquentés car il y avait quand
même peu de gens pour Saint Do dans ma file.
Ensuite, le passage de la police de l'air et des frontières et là le
gag. On était le 18 juillet, c'est bien connu qu'il y peu de monde dans
un aéroport à cette date... Sur 4 comptoirs, 2 maximum ont été ouvert
pendant le temps ou j'ai fait la queue (50 mn), mais 1 seul la majorité
du temps, pourtant j'ai du en voir 10 différents des flics, mais un seul
travaillait en même temps, mais ils venaient taper la discussion avec
celui qui bossait.Il faut qu'on m'explique à quoi ca sert d'avoir 4
comptoirs si un seul est ouvert en période de pointe...
Je suis donc arrivé à l'embarquement 5 minutes avant l'heure théorique
de décollage, et là les gens d'Air France me disent "On va vous faire
une offre que vous ne pouvez pas refuser : est ce que vous êtes pret à
partir demain contre 600€ et une journée tout frais payé à Paris?" J'ai
dit non, je me demande encore pourquoi aujourd'hui... Je me suis mordu
les doigts tout le vol. Ca n'aurait finalement pas changé grand chose
puisqu'on est dimanche. Et puis Air France était pret à me faire un
refus d'embarquer pour que je puisse justifier ça à ma boite. Dès fois
je suis assez stupide. Mais je crois que ce qui m'a motivé sur le coup,
c'est l'envie de ne pas revivre le même enfer le lendemain à l'aéroport.
Quand je suis arrivé dans l'avion il était déjà bondé (ce qui me fait
croire qu'il y avait une autre porte d'enregistrement), mais il a fallu
tout de même attendre une heure que les derniers arrivent à passer la
fouille. En gros c'est la douane qui a mis en retard tous les avions. On
a enfin pu décoller, avec une heure presque et demi de retard. Et c'était
parti pour presque 9h de vol. Beaucoup de français mais aussi énormément
de russes, dont pas mal de jeunes. Il y avait certains groupes que
j'aurai très bien vu partir pour Ibiza. . J'ai pu voir 3 films (dont
OSS 117 et Slumdog Millionaire), mais c'est long. En plus on a fait
escale à Punta Cana pendant au moins 1h30/2h le temps de débarquer les
gens, de nettoyer (très sommairement) l'avion et et réembarquer ceux qui
retourne en France.
Après encore 20 mn de vol, arrivée à SAint Domingue. Je n'en ai pas vu
beaucoup puisqu'on est arrivé de nuit, mais ce que j'ai vu est assez
conforme à ce que je pensais, c'est très américanisé, avec visiblement
de très grandes disparités : un nombre colossale de 4x4 d'un coté, des
tas de bous tout rouillé et sans phares de l'autre. J'ai mangé des
camarons au pesto hier, pas terrible. Les camarons étaient tout petits
et la sauce était bourrée d'ail. Ca s'annonce assez compliqué d'avoir un
régime alimentaire diététique. Bonne nouvelle quand même, c'est encore
la saison des mangues. J'ai encore 3 belles mangues José qui m'attendent
sur la table. Ca c'est cool!"