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04 Oct

Les chats noirs en Namibie : le retour

Publié par Cyril et Nancy  - Catégories :  #Namibie 2015

jour 13 - Du Kalahari au gecko camp

La nuit a encore été très froide, malgré la soirée assez douce, et je ne suis pas fâchée de me lever pour ma balade à cheval. Bonne nouvelle : je serai seule avec Judith, une allemande qui travaille là pour 3 mois et un autre guide Namibien. Comme au Ranch Koiimasis les chevaux sont déjà prêts, et sellés western, mais avec des selles plus légères que les selles traditionnelles. Vu mon expérience, on me passe un cheval sympa mais qui a tendance à speeder un peu trop, ce qui ne le fait pas vraiment avec les débutants. Je suis ravie: un vrai cheval, et pas d’autre cavalier débutant. Ca sent la chouette sortie. En effet, après une mise en route à papoter avec Judith qui se forme en équitation éthologique et qui se fait une année sabbatique à la fin de ses études, nous commençons un premier galop le long de la crête d’une dune. Les chevaux sont remarquablement à l’aise (il est très difficile de galoper dans du sable profond) et le mien, calé derrière Matador l’étalon, se comporte très bien. Le guide namibien, qui voit que ça se passe bien, et qui est sûrement lui aussi content de ne pas avoir à se taper une balade pour débutants, enchaine vite les galops, de plus en plus rapide. On est aux anges, le paysage est somptueux et les springboks sont moins effrayés que lorsque nous sommes à pied. Entre 2 galops, je demande à notre guide d’où il vient et à quel âge il a commencé à monter à cheval, et alors qu’il était silencieux et discret, il devient bavard et expansif. Il me raconte, dans un anglais approximatif mais compréhensible dans les grandes lignes, qu’il vient de Gobabis (à l’est de Windhoek) et qu’il a commencé à monter à l’âge de 8 ans dans une ferme, pendant tout son temps libre. Il a voulu continuer l’école aussi longtemps que possible, pour obtenir un bon travail mais son père ou son patron (je n’ai pas compris, et en Afrique à 11 ans on peut déjà avoir un patron…) ne voulait pas qu’il quitte la ferme et avoir à lui payer des frais scolaires. Son directeur a essayé tant bien que mal de le garder à l’école mais sans résultat. Il a fini par changer de travail, toujours dans une ferme pour regrouper et compter le bétail, travail qu’il aimait mais qu’il a du quitter car son patron ne les payait plus à temps. Finalement il a fini par trouver ce job d’accompagnateur équestre qu’il adore. J’aime parler avec les gens, connaître un peu leurs histoires, d’autant plus que souvent ils vous racontent leur histoire telle quelle est, sans faire de « pathos ». Ca vous rappelle, malgré toutes les réformes dont aurait besoin l’éducation nationale française, que c’est une chance inouïe d’avoir accès à une éducation gratuite jusqu’au bac.

Un peu avant la fin de la balade, un autre employé nous attend avec des boissons fraîches et un snack bienvenu, bien que le saucisson local et les cacahuètes surprennent un peu à 9h30 le matin ! J’aurais aussi appris que les plus grosses antilopes africaines, les « elands » (pas les mêmes que chez nous) peuvent se battent violemment avec des chevaux pour la nourriture et les blesser gravement avec leurs cornes. Entre ça et le fait que les Kudu transmettent la rage, j’en aurait appris des choses !

Il est déjà temps de ramener les chevaux, à mon grand regret, puis de repartir sur la route vers notre prochaine destination, le Camp gecko. Ca fait un détour pour rentrer à Windhoek, mais nous avions tellement aimé cette endroit lors de notre précédent voyage que ça nous semblait une bonne manière de clôturer le séjour. Je me rend compte que mon mail de confirmation de date n’est jamais parti et cherche à tout prix à joindre Heidi et René, car avec le grand we qui commence aujourd’hui nous avons peur qu’ils soient complets ou partis…

Heureusement, Heidi nous rappelle et nous réserve notre emplacement préféré : le « eagle camp ». Nous avalons au moins 100 km de pistes en mauvais état, avec un pique nique incongru au bord de la route et au cul du 4x4 : des pâtes aux champignons! Ben oui, on fait en fonction de ce qui nous reste de provisions…

Puis, malgré le ciel couvert, nous redécouvrons l’impressionnante route qui passe le col du Spreigehoot (encore un nom à coucher dehors) et qui nous rapproche un peu plus du camp gecko. Encore quelques km de trous et de tôle ondulée agrémentée de cailloux et nous y sommes.

Nous retrouvons avec grand plaisir Heidi, qui nous donne des nouvelles des animaux, et nous raconte ses mésaventures avec air namibia et SA airlines. Au moins, il n’y a pas que nous qui avons la loose…

Avant qu’il ne fasse trop froid, nous démarrons le « donkey » pour faire chauffer l’eau de la douche, douche avec vue imprenable sur la savane en contre bas. Nous faisons des tonnes de photos panoramiques car la vue est imprenable et comme chaque jour, le coucher du soleil ne nous déçoit pas. Il devient même rouge vif quelques dizaines de minutes plus tard. Et, miracle, alors que comme d’habitude j’ai enfilé mon pantalon en polaire et mon sous pull en mérinos, j’ai trop chaud ! Nous tentons un dernier feu, juste pour le plaisir, mais les 2 dernières buches sont comme les autres, merdiques et humides, et fatigués de se faire enfumer et transformer en boucané, nous l'éteignons avant même le début du repas.

C'est pas grave, au moins on ne se caillera pas trop cette nuit !

Les chats noirs en Namibie : le retour
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