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17 Sep

Les chats noirs en Namibie : le retour

Publié par Nancy et Cyril  - Catégories :  #Namibie 2015

jour 8 - 26 avril. De Aus à Lüderitz. Un vent à décorner les oryx

La nuit a été longue et bonne, et comme nous ne sommes pas pressés, nous prenons notre temps pour petit déjeuner (les incontournables « rusks » avec du jus de fruit et du thé) et pour replier le camp. Au programme de la journée, Lüderitz et sa péninsule. En chemin, nous faisons un stop au Garub point où se trouve le point d’eau pour les chevaux sauvages du Namib, ceux là même qui m’ont fait rêver pendant toute mon adolescence. Je ne pensais vraiment pas les voir en vrai un jour. Nous ne restons pas très longtemps car la lumière est déjà très dure et pas terrible pour les photos, et de toute façon nous prévoyons de revenir demain soir.

La route vers Lüderitz est un peu monotone au début mais le ruban d’asphalte qui se déroule devant nos roues nous fait filer à la vitesse de la lumière et nous change des pistes poussiéreuses et irrégulières . Les 20 derniers km, comme indiqué dans notre guide, sont assez époustouflants : les dunes de sable apparaissent des 2 côtés de la route après des kms de rochers gris-noirâtres, et on peut bientôt apercevoir la mer, qui après 1 semaine de désert nous apparaît aussi providentielle que surréaliste. La température chute fortement et, avant même de sortir de la voiture, nous comprenons pourquoi Lüderitz est connue en Namibie pour ses vents violents.

Petit stop éclair au Spar, coincé au milieux des vieilles demeures coloniales allemandes totalement anachroniques et décalées (mais très jolies) ouvert le dimanche matin, et où toute la ville semble s’être donné rdv. Là encore, c’est un peu surréaliste, car dans le magasin la musique est à fond, et le frigo où est stocké l’alcool arbore une affichette disant qu’il est interdit de vendre de l’alcool le jours fériés et les dimanches !!!???

Et c’est reparti, direction la péninsule. Le paysage est vite totalement nouveau, absolument lunaire mais pas dans le même genre que la Plaine des sables, dans les tons gris, splendide. Par contre, au premier stop ( nommé « Grossebucht » qui se transforme forcément vite en «grosse bûche »), le vent est tellement fort et glacial que nous changeons instantanément de tenues : pantalon et empilement de vestes en polaire + chaussures : je sens qu’on va oublier le débardeur et les tongs pendant 24h… Je fais quelques photos des flamands roses qui se nourrissent au bord mais j’ai les yeux qui pleurent tellement à cause du vent que je ne traîne pas longtemps sur la plage. Quel changement ! Nous continuons à longer la côté ouest de la péninsule en faisant des sauts de puces de criques en criques, et à chaque sortie de la voiture, c’est un mélange de la Pointe du Raz (pour les métros) et de vent cyclonique (pour les réunionnais)... Nous pique niquons, une fois n’est pas coutume, dans la voiture, tant à cause du froid que du risque de voir s’envoler chaque fourchette de salade avant même d’arriver à notre bouche ! Petite déception à Halifax island , car, comme précisé dans le guide, il y a bien une grand colonie de manchots africains, sauf qu’on ne les voit qu’aux jumelles, et mal … A Diaz point (l’extrémité de la péninsule), le pont qui permet l’accès à la Croix (tout au bout) arbore un magnifique panneau tellement anglo-saxon « attention, ce pont est cassé, vous ne pouvez pas l’utiliser » (ou un truc du genre) ce qui évidemment allait de soit vu qu’il manque les 3/4 du pont… On a quand même pu y accéder par un autre moyen, et le vent était si fort que j’arrivais à peine à tenir debout. Et dire que les vents violents sont censés être entre décembre et février : je n’ose pas imaginer…

En quittant Diaz point nous essayons d’accéder à l’ancienne station baleinière, mais vu le balisage approximatif, nous atterrissons sur une piste de 4X4 vraiment faite pour des 4x4, et certains passages sont vraiment limites… Nous respirons à nouveau quand nous retombons sur une vraie piste, direction Luderitz ville. Sauf que, le soulagement n’est que de courte durée car, je n’ai pas pu imprimer le voucher de la guesthouse de ce soir (à cause de nos problèmes d’internet à la maison la veille du départ) et faute de wifi, je ne peux pas accéder à mes mails… Comme le « tourist information center » est fermé le dimanche (ben oui , c’est bien connu, les touristes ne visitent jamais les pays étrangers le dimanche), on est un peu dans le caca. Mais notre loose ne durant jamais éternellement, on finit par tomber sur un café (où soit dit en passant les gens s’empiffrent de fruits de mer à 3h de l’après midi…) qui offre du wifi à ses clients.

L’alte lodge guesthouse est comme prévu un petit havre de paix et de confort (surtout après une semaine de camping) et l’accueil est chaleureux. Nous profitons d’une douche chaude, d’un lit confortable pour faire la sieste et surtout d’une recommandation pour le resto du soir. En même temps comme il est dimanche soir et que la ville semble sinistrée, il ne doit pas y avoir 50 possibilités… Nous atterrissons donc au restaurant de l’hôtel "Nest", où nous retrouvons peu ou prou la plupart des gens que nous avons pu croiser dans la journée, resto qui semble bien chic pour 2 campeurs égarés comme nous. Mais nous ne nous laissons pas démonter et commandons un plat de moules pour 2 puis 600G de langouste locale chacun. Bon, 600g chacun, on aurait du sans douter, c’est beaucoup. Mais bon pour 35 euros par personne, on fait pas les difficiles… Vraiment on aurait pas du prendre le moules avant (et pour la sauce marinière ils ont vraiment des cours à prendre avec les français), car la suite du repas s’est transformé en marathon de la langouste, arrosé de vin blanc… Et bien à la 6ème queue, j’ai capitulé, alors que cyril a mangé les 7, mais il faut avouer qu’il était au bord de la rupture gastrique…

C’est ballonnés et à moitié saouls que nous sommes rentrés, mais ravis. Et puis c’était tellement rigolo de voir tous les allemands du resto commander invariablement une forêt noire pour le dessert, comme si c’était le seul dessert que l’Allemagne aie jamais inventé !

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