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20 Sep

Les chats noirs en Namibie : le retour

Publié par Nancy et Cyril  - Catégories :  #Namibie 2015

jour 9 - 27 avril De Lüderitz à Aus (again)

Paradoxalement, Cyril n’a pas bien dormi alors que le confort était royal, surtout comparé aux nuits sous tente. Moi, j’ai dormi comme un loir, lové dans la couette moelleuse aux motifs zèbres (ben oui, toute la déco est allemande, mais pour le linge de lit, on donne aux gens ce qu’ils sont venu chercher : de l’afrique ! Je me prépare psychologiquement au petit dej’ car la très gentille dame qui nous a accueilli la veille nous a bien fait confirmer que nous mangions du muesli au fromage blanc et des oeufs à la coque, désolée qu'elle était d’avoir tout gaspillé la veille pour un groupe de 4 italiens qui n’ont mangé que du pain et de la confiture… Nous voilà donc prévenus, et moi qui ne mange pas grand chose le matin, après notre festin de langoustes de la veille, j’appréhende un peu. Sauf, que , digestibilité particulièrement bonne de la langouste oblige ou auto persuasion super efficace, je mange avec appétit, même quand apparaît fourbement en plus une assiette de charcuterie/crudités/fromage ! Pourtant, elle avait bien précisé : « vous ne mangez pas de petit déjeuner allemand je présume ? » . Si le petit dej’ allemand comprend encore autre chose que tout ça, alors je suis perdue.

Nous quittons le centre ville un peu avant 9h00 car nous devons faire le plein d’essence avant de rejoindre la visite guidée de la ville fantôme de Kolmanskop, à un dizaine de km de là. Comme à chaque fois, le pompiste semble se galérer à mort avec notre double réservoir d’essence (2 fois 75 litres quand même : ça tête un 4x4!) et il mérite bien son pourboire, que nous laissons plus généreux que la moyenne vu le temps qu’il y a passé.

Kolmanskop : un nom à coucher dehors (qui talonne en tête Keetmanshoop, autre ville du sud), mais la plus grande ville minière à l'époque de la découverte de gisements de diamants, dans les années …… Visiblement, le mec qui a découvert le « filon » et créé la concession est mort quelques dizaines années plus tard, en allemagne, pauvre et malade. C’est ballot …

La visite guidée est passionnante mais la guide parle anglais très vite avec ce foutu accent local (le même que les sud af’) qui fait que certains détails nous échappent parfois. Mais l’essentiel y est : les surréalistes salles de bowling et de gymnastique (avec cheval d’arçon, barres parallèles…), la distribution gratuite et quotidienne de 2 blocs de glace (pour les ingénieux «frigos » de l’époque) + 2 l d’eau gazeuse + 20 l d’eau fraîche à l’aide d’un petit train tiré par des mules, la gigantesque piscine avec vue sur le désert… Au contraire des villes minières richissimes des états unis, ici point de saloon mais le tout premier casino d’Afrique australe, une maison rien que pour le responsable des « loisirs et spectacles » (qui accueillait chez lui les artistes européens venu chanter leur opéra au bout du monde) et une boucherie pourvue d’un véritable système de réfrigération pour sa chambre froide et d’une pièce spécialement dédiée à la fabrication de saucisses !! Il paraît même que les hommes mariés, quand ils rentraient un peu trop tard à la maison après leurs soirées ( et aussi sûrement un peu trop saouls au goût de ces dames) et qu’ils se faisaient jeter, ils finissaient par aller piquer des saucisses pour se faire un «after ». Sauf qu’il suffisait au boucher de retrouver qui était au bowling ou au casino la veille et de leur envoyer la note, note qui ne manquait jamais d’être payée !

Quant aux mineurs, ils commencèrent à explorer la surface du sol allongés 12h par jour ! Les équipes étaient renouvelées tous les 2 ans, car après ce temps là les mineurs connaissaient tous les trucs pour voler des diamants discretos… Et bien évidemment, pendant ces 2 ans, ils n’avaient pas le droit de quitter la mine. Un mineur aurait si bien enjolivé l’endroit que sa fiancée serait venue d’allemagne en bateau (ce qui ne devait pas être une mince affaire à l’époque) s’attendant à trouver un endroit paradisiaque plein de palmiers, mais elle serait repartie par le bateau suivant !

La visite guidée terminée, nous pouvons explorer toute la ville fantôme (à nos risques et périls, ça va sans dire, vu l’état de certaines maisons). Certaines maisons sont en très bon état, avec mobiliers, vêtements et accessoires d’époque mais le véritable intérêt pour moi réside dans l’aspect ultra photogénique des maisons à moitié avalées par le sable et les jeux de lumière par les jours dans les toits… Je m’éclate, presque qu’autant qu‘ à « Bodie State Park » (ville fantôme de la ruée vers l’or californienne), et je fais des dizaines de clichés en clair obscur. Et, cerise sur le gâteau, nous trouvons un énorme et adorable rhino en bois à la boutique de souvenirs, «made en Namibia »!

Retour à Aus, où nous avons prévu cette fois de faire une rando autour de Klein aus vista, pour laquelle il faut en fait payer un permis (40 dollars namibiens/ps) qui donne également droit un petit livret fort bien fait. L’endroit est réputé pour ses fleurs sauvages au printemps (ce qui paraît très improbable quand on connait l’endroit) et … ses chutes de neige lors d’hiver bien froid (tout aussi improbable que les fleurs sauvages…)! Mais avant une corvée de lessive s’impose, car bientôt c’est nous que les fermiers vont prendre pour des chacals, et nous tirer dessus à l’odeur…

La rando, annoncée de 2h, part de « eagle nest » , d’adorables bungalows perdus au milieu des rochers avec vue imprenable sur la savane (NB : la prochaine fois, réserver un bungalow plutôt que de se cailler sous la tente). Nous partons sur un bon rythme car nous voulons retourner voir les chevaux sauvages de Garub avant le coucher du soleil. Enfin quand je dis « nous », c’est moi évidemment car, dixit Cyril : « ben, ça reste des chevaux quoi… ». Bref, la balade est très belle, comprend une pause auprès d’une vieille voiture rouillée et criblée de balle (j’adore les vieux trucs rouillés, c’est très photogénique) et la grimpette est moins dure qu’annoncée (disons qu’après mafate…) et donne sur un panorama fabuleux, comme toujours. La descente est mal balisée alors on se plante et on coupe plusieurs fois dans les rochers mais nous sommes de retour à la voiture en 1h30 : timing parfait ! En route pour les chevaux sauvages … Sauf que, forcément, le seul truc qui manque au programme, c’est … les chevaux… Alors qu’ils étaient une quinzaine au point d’eau il y a 2 jours, là c’est le désert (sans mauvais jeu de mot). Cyril se rabat sur un « time lapse » (des photos successives du coucher du soleil pour créer une vidéo) et moi, j’attends, patiemment. Et des fois la patience paie. Un peu. Au bout de 15 minutes environ un cheval surgit de nulle part, soulevant un nuage de poussière très photogénique dans la lumière du couchant, et prend son temps pour boire, me permettant quelques belles photos. Le coucher de soleil est quand à lui à nouveau de toute beauté (comme souvent en Namibie) et nous rentrons au camp pour finir la journée en beauté, avec mon plat préféré de camping : les butternut farcies ! Bon, honnêtement je pensais avoir inventé la recette et envisageait de la faire breveter, jusqu’à ce que je découvre, dans notre guide voyage, à peu près la même mais version gâchée par des épinards… Bon, je vous la donne, mais c’est bien par ce que c’est vous : couper 1 courge butternut en 2 dans le sens de la longueur, enlever les graines et les filaments, remplir avec une farce faite de fêta + 1/2 oignon cru + 1 gousse d’ail cru + 1/2 poivron rouge, saler un peu et emballer chaque moitié dans du papier alu épais, et faire cuire 30 à 45 minutes dans les braises du braai (bbq).

Autant dire que ce soir nous trouvons les courges un peu longues à cuire car la journée a été bien remplie et qu’il fait franchement froid avec le vent. Nous mangeons même autour des braises tellement nous ne voulons pas nous éloigner de la chaleur. Nous battons des records de coucher tôt car il n’est même pas 20h00 quand nous allons nous coucher !

Les chats noirs en Namibie : le retour
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